Maud, une reconversion d’infirmière à dessinatrice en architecture

 

Aujourd’hui, tu vas découvrir un parcours d’une infirmière qui s’oriente vers le métier de dessinatrice-conceptrice en architecture.

Parce qu’elle ne souhaitait plus subir le stress et la fatigue, Maud s’est engagée dans un bilan de compétence pour découvrir une voie qui lui conviendrait plus.

Elle te raconte la découverte et la mise en place de son projet.

Raconte-nous ton parcours en toute transparence

 

« Diplômée en 2002, j’ai travaillé pendant 20 ans dans le même hôpital et quasiment autant dans le même service (chirurgie digestive).

Au départ, le fait de rester dans le même service était un choix, les pathologies me plaisaient.

Il y avait une bonne entente avec les collègues. Je ressentais un certain confort dans la maitrise de mon travail ce qui me permettait d’avoir l’esprit plus libéré en rentrant chez moi et de mieux me consacrer à mes enfants. »

 

 

Comment as-tu trouvé ta nouvelle voie ?

 

« Puis avec le temps, les conditions de travail n’ont fait que se dégrader et cela avait une influence négative sur mon comportement en famille, perte de motivation, stress, fatigue…

 

J’ai donc postulé à 2 reprises sur des postes au sein de l’hôpital en ambulatoire (pas de week-end et une activité moins stressante) et au bloc (peu de week-end, activité qui me plaisait ), mais sans succès.

 

Dans le même temps, l’idée d’une reconversion commençait à faire son chemin.

 

Je me suis alors inscrite au programme de Charlotte, ce qui m’a permis de mon conforter dans mon choix et de m’adresser aux bonnes personnes pour le financement.

 

J’ai obtenu un financement par l’ANFH (Association Nationale pour la Formation Permanente des Hospitaliers) : prise en charge des frais de formation, des frais de route, d’hébergement et des repas, ainsi que maintien partiel du salaire.

 

La formation qui me convenait se déroulait sur 8 mois à temps plein en présentiel à plus de 200km de chez moi, ce qui m’obligeait à m’absenter toute la semaine. J’ai beaucoup douté, eu peur de m’absenter avec l’impression d’abandonner mes enfants.

 

J’en ai beaucoup parlé avec eux, avec mon mari et mon entourage et tous m’ont rassurée et encouragée à le faire.

 

L’architecture est un domaine qui m’a toujours passionnée, notamment la conception de plan de maison.

Je dessinais des plans de maison sur mes cahiers d’école, j’ai été abonnée au magazine “Faire construire sa maison”, j’ai conçu les plans de ma maison et le dossier de permis de construire moi-même.

Quand mon fils aîné est rentré au lycée, il souhaitait s’orienter vers une filière technologique dans l’architecture.

Au fil des recherches, je me suis rendu compte qu’il existait des formations pour adultes en reconversion… les choses commençaient à prendre forme. »

 

Comment s’est passé le départ de ton précédent job ?

 

« J’ai demandé à rencontrer la responsable des formations de l’hôpital au départ pour utiliser mon Compte Professionnel de Formation. Elle m’a orientée vers le Congé de Formation Professionnel.

J’ai ensuite informé ma cadre de service. Les choses étaient claires depuis le départ : après la formation je demanderais une disponibilité.

Dans mon hôpital, ils ne s’opposent pas à une demande pour reconversion. »

 

Parle-nous de la formation que tu as suivie pour devenir dessinatrice en architecture

 

 « La formation que j’ai suivie (du même nom que le métier) s’effectue sur 8 mois en présentiel à temps plein en centre de formation à Saint-Herblain.

 

Elle est découpée en 6 mois d’école, 7 semaines de stage et 2 semaines d’examens.

 

On y aborde la technologie du bâtiment, l’histoire et les techniques de l’architecture, les bases du dessin technique (rotring), les relevés de côtes, les codes d’urbanisme, à constituer un dossier de permis de construire et surtout la manipulation des logiciels CAO/DAO (Conception et Dessin Assisté par Ordinateur).

 

Elle est validée par un titre professionnel de niveau 5 (bac +2) reconnu au RNCP.

C’est très dense et intense comme formation mais cela permet d’avoir un niveau bac +2 en moins de 9 mois de formation ! »

 

Comment tes proches ont-ils réagi ?

 

« Mon mari a été un peu septique au début et m’a ensuite encouragée, ainsi que tout mon entourage proche.

Seule ma mère a eu une réaction de peur au départ : « Tu ne vas quand même pas quitter ton métier d’infirmière ! » puis elle m’a soutenue. »

 

Tu as suivi la formation de ma vie d’IDE à ma vie IDEale, que dirais-tu à ceux qui hésitent aujourdhui ? 

 

« A ceux qui hésitent aujourd’hui, je leur dirai qu’il faut essayer pour ne rien regretter.

Le programme de Charlotte permet d’aborder le projet de reconversion avec les bonnes cartes en main, de se poser les bonnes questions pour avancer plus sereinement, et de se faire confiance.

C’est un soutien aussi bien moral qu’administratif (démarches , financement …) indispensable pour ne pas lâcher prise. »

 

 

Maud, une reconversion d'infirmière à dessinatrice en architecture

 

En quoi consiste ta nouvelle activité de dessinatrice en architecture ?

 

« Je viens juste d’être diplômée, et en recherche d’emploi, donc pas facile de décrire mon activité!

Ma fonction est de concevoir, à l’aide de logiciels 2D et 3D, les plans de maison en fonction des besoins, des souhaits et du budget des clients mais aussi en tenant compte des contraintes du terrain et des règles d’urbanisme.

Je constitue ensuite les différents éléments du permis de construire.

Je peux aussi être amenée à réaliser les plans très détaillés pour les artisans, ainsi que des relevés de côtes sur des projets de rénovation ou d’extension. Selon les postes, je peux également faire du suivi de chantier, du chiffrage et du rendez-vous client.

Au final, l’activité ne se résume pas forcément à rester assise devant un ordinateur. »

 

Quels sont tes projets, tes rêves pour développer ton activités?

 

« Mon projet est de m’installer pour faire de la sous-traitance dans un premier temps et pourquoi pas avoir ensuite mes propres clients. »

 

Comment fais-tu la transition financièrement ?

 

« Le Congé de Formation Professionnel permet de gérer le temps de formation sans grosses pertes de revenus et avec peu de frais.

Par contre, une fois en disponibilité, plus aucun revenu et aucune aide !

De plus, le salaire de dessinateur est plus faible que celui d’une infirmière. Par chance nous avons de l’épargne et notre emprunt maison se termine dans moins d’un an, ce qui va nous permettre de compenser pendant un temps.

Mais c’est vrai que c’est un peu le point noir lorsqu’on se reconvertit !

Il faut donc bien anticiper et calculer le coût de notre projet, et avoir le soutien de sa famille car cela va forcement impacter notre niveau de vie. »

 

 

Comment as-tu géré ta vie de maman en même temps que ta reconversion ?

 

« Pour ce qui est de la gestion des enfants (16, 14, 8), plusieurs éléments m’ont facilité les choses :

  •  Mes 2 ainés peuvent facilement se passer de moi au quotidien. De plus, le plus grand est en pension durant la semaine.

 

  •  Mon mari a l’habitude de gérer (« merci » au métier d’infirmière qui l’a habitué depuis la naissance des enfants à s’occuper d’eux les soirs et les week-ends où je travaillais! )

 

  • La disponibilité et la proximité de mes parents et beaux-parents qui ont géré les mercredis pour le plus jeune, les jours d’enfants malades, les rendez-vous médicaux …

 

  • Les moyens d’avoir une aide ménagère. »

 

Quelles sont les difficultés d’une reconversion selon toi, et comment les dépasser ?

 

« Pour moi il y a 2 grosses difficultés : oser franchir le cap et surtout le côté financier !

Pour dépasser la première, il faut se poser les bonnes questions. Cela nous pousse à vouloir changer pour trouver LA bonne voie, celle qui va nous motiver assez pour soulever les obstacles qui nous empêchent de sauter le pas.

 

Pour cela le programme de Charlotte est d’une grande aide, car contrairement aux bilans de compétences classiques, il tiens compte de notre statut de soignant (connaissance de nos conditions de travail , compréhension de notre ressenti … ).

 

Pour dépasser la seconde, pas facile !

 

Là aussi le programme de Charlotte est d’une grande aide pour nous orienter vers les services ou organismes qui peuvent aider à financer une reconversion.

 

Pour ce qui est de la perte éventuelle de salaire, il faut anticiper (mettre de l’argent de côté, faire le bilan des dépenses indispensables et celles qui le sont moins …) et avoir le soutien de toute la famille car cela peut impliquer un changement de niveau de vie. »

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans une reconversion mais na pas encore osé franchir le pas ?

 

« Chaque cas d’une personne qui souhaite se reconvertir est différent, donc pas facile de donner des conseils si ce n’est de s’inscrire au programme de Charlotte.

C’est un accompagnement complet et personnalisé qui nous permet de se poser les bonnes questions, d’avancer à son rythme et d’avoir les bonnes cartes en main pour réussir sa reconversion. »

 

 

 

Ce format te plait et t’inspire ? Tu peux retrouver le témoignage de Camille et Ngoc Lan, d’infirmières à naturopathes.

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