Etude de cas
Élodie : d'infirmière à journaliste santé sans repartir pour de longues études
Élodie pensait que le journalisme était devenu inaccessible après douze années de carrière infirmière. Son scénario de départ passait par un master de deux ans, difficile à financer. Elle a finalement conservé le même objectif mais changé de chemin pour y arriver.
Élodie n'a pas renoncé à devenir journaliste : elle a renoncé au scénario qu'elle pensait obligatoire. En comparant plusieurs voies, elle a retenu une formation professionnalisante plus courte et construit sa transition. Au suivi de septembre 2026, elle poursuit le journalisme santé grâce à des piges régulières, se forme à la vidéo et recherche un nouveau poste.
Aujourd'hui : journaliste santé en piges régulières, en formation vidéo et en recherche d'un nouveau poste · septembre 2026.

« Aujourd'hui, j'exerce un métier qui me faisait rêver depuis que je suis petite. »
Son parcours en un coup d'oeil
Les cinq etapes qui permettent de comprendre rapidement la situation, le déclic et la direction prise.
Son profil
Douze années de carrière infirmière dans plusieurs modes d'exercice.
Avant le bilan
Le journalisme lui paraît inaccessible : elle pense devoir reprendre deux années d'études et perdre ses revenus.
Le déclic
Elle traite le journalisme comme une hypothèse à vérifier plutôt qu'un rêve à écarter.
La voie choisie
Une formation professionnalisante plus courte que le master envisagé au départ.
Aujourd'hui
En septembre 2026, elle réalise des piges régulières en journalisme santé, se forme à la vidéo et recherche un nouveau poste.
Comprendre comment son projet s'est construit
Le métier final est une chose. Ce qui compte ici, c'est le chemin qui a permis de passer d'un probleme de départ a un projet plus faisable.
Pourquoi le journalisme lui paraissait inaccessible
Le journalisme n'est pas une idée apparue au détour d'une mauvaise période professionnelle. Élodie explique que cette envie existe depuis l'enfance. Mais plus sa carrière infirmière avance, plus le projet lui semble difficile à remettre sur la table.
Le frein principal tient au scénario qu'elle imagine : un master de deux ans, une reprise d'études lourde et une baisse de revenus compliquée à absorber. Le choix paraît alors binaire : repartir pour de longues études ou renoncer.
Ce qu'elle a réellement exploré
Pendant le bilan, le projet de journalisme est traité comme une possibilité professionnelle à vérifier. Élodie compare les voies d'accès au métier, les formats de formation et leur compatibilité avec sa situation.
Elle élargit ainsi la question : non plus « est-ce que je peux faire ce master ? », mais « quel chemin me permet d'aller vers le journalisme sans ignorer mes contraintes ? ». Pour élargir la réflexion au-delà d'un seul métier, le guide des reconversions possibles après infirmière reste la page de référence..
Comment elle a ajusté la voie sans abandonner le projet
Élodie identifie finalement une formation professionnalisante plus courte que le master qu'elle envisageait. Son objectif ne change pas : c'est la voie pour y parvenir qui devient plus réaliste.
La question financière reste centrale dans cette transition. Les dispositifs et arbitrages généraux sont détaillés dans le guide consacré à financer une reconversion professionnelle infirmière ; l'étude de cas, elle, reste centrée sur le choix effectué par Élodie.
Ce que le bilan lui a permis de faire
Où elle en est aujourd'hui
Au suivi de septembre 2026, la situation d'Élodie avait évolué depuis son témoignage publié en novembre 2024. Après avoir travaillé à plein temps dans une rédaction web santé, elle poursuit le journalisme santé avec des piges régulières, se forme à la vidéo et recherche un nouveau poste.
Elle continue à travailler dans le journalisme santé.
Elle développe une compétence complémentaire en vidéo.
Elle cherche une nouvelle étape salariée ou structurée dans son parcours.
Tu as une envie ancienne mais tu ne vois qu'un seul chemin pour y arriver ?
Tu veux en parler ? Prends rendez-vous gratuitement avec l'equipe.
« Aujourd'hui, j'exerce un métier qui me faisait rêver depuis que je suis petite. »
tu veux plus d'informations sur les différentes reconversions ?
Cette page raconte un parcours individuel. Pour les informations factuelles, les conditions et les repères à jour, consulte la page de référence : Les reconversions possibles après infirmière.
Et si c'était ton tour ?
Toi aussi, tu as une envie que tu crois inaccessible ?
Élodie pensait que devenir journaliste impliquait forcément un scénario trop long et trop coûteux. Le bilan l'a aidée à distinguer son objectif de la voie qu'elle avait imaginée, puis à comparer des alternatives compatibles avec ses contraintes.
Avec le bilan Vie IDEale, tu peux toi aussi :
- Reprendre une envie au sérieux sans la confondre avec une solution toute faite.
- Comparer plusieurs chemins d'accès, pas seulement celui que tu connais déjà.
- Vérifier le coût, le temps et la faisabilité avant de renoncer au projet lui-même.
Continuer a te projeter
Découvrir d'autres parcours proches
Choisis une histoire qui ressemble davantage a ton frein ou à ta situation actuelle.

Tu envisages de longues études
Florent
Il reprend médecine après avoir confronté la durée et le financement à sa réalité.

Ton projet paraît trop différent
Julie
Elle transforme une envie créative en entreprise après un long travail de faisabilité.

Tu as peur que cela prenne du temps
Cindy
Elle construit sa reconversion sur plusieurs années sans brûler les étapes.
Les questions que se posent les IDE qui veulent devenir journaliste
Les réponses d'Élodie, reprises de ses deux entretiens, en avril 2022 pendant la préparation de son projet et en novembre 2024 une fois en poste.
Quelles compétences d'infirmière servent dans le métier de journaliste ?
Élodie nuance elle-même la question : « Les compétences, je ne sais pas trop, par contre les qualités d'une infirmière me sont utiles dans le journalisme : patience, curiosité, garder son sang-froid, faire les liens. »
Elle identifie aussi un apport plus direct, lié au sujet traité : « Mon expérience de soignant me sert énormément dans ma recherche de sujet et dans ma rapidité d'écriture, parce que je connais très bien les sujets. »
Dans son cas, ce n'est donc pas un geste technique qui se transfère, mais une connaissance du terrain de la santé et une manière de travailler.
Comment financer une reconversion quand on est infirmière ?
C'est le sujet qu'Élodie désigne comme le plus difficile : « C'est, à mon avis, la partie la plus anxiogène. Mais on a l'avantage de vivre dans un pays avec plusieurs possibilités. Il faut juste avoir de la patience et de la motivation. »
Au moment de préparer son projet, en 2022, elle explore deux voies en parallèle : une formation en alternance proposée par l'école visée, et un financement via France Travail, qui supposait dans sa situation de démissionner de la fonction publique, de quitter son statut de libérale et d'obtenir un contrat d'au moins six mois.
Elle évoque aussi le CPF pour le bilan de compétences lui-même, qu'elle décrit comme un préalable sans enjeu financier réel.
Ces dispositifs évoluent et dépendent de chaque situation. Pour les conditions à jour, consulte la page de référence sur les reconversions possibles après infirmière, et renseigne-toi auprès des organismes compétents.
Le diplôme d'État d'infirmier est-il reconnu au grade de licence ?
C'est ce qui a permis à Élodie de viser directement un master, sans repartir pour trois ans d'études.
Le décret n° 2010-1123 du 23 septembre 2010 confère le grade de licence de plein droit aux titulaires du diplôme d'État d'infirmier, pour les étudiants ayant accompli leurs études à compter de la rentrée de septembre 2009.
Le répertoire national des certifications professionnelles mentionne de son côté ce grade de licence sans préciser d'année d'obtention du diplôme. Le débat sur cette reconnaissance se poursuit, l'équivalence n'ayant pas donné lieu à la création d'une véritable licence.
En pratique, cela se vérifie école par école : c'est l'établissement visé qui confirme si ton diplôme ouvre l'accès à sa formation.
Comment concilier une reconversion et une vie de famille ?
Élodie avait un enfant en bas âge pendant sa formation : « J'ai parfois l'impression d'effectuer trois journées en une, mais je suis super bien entourée, ce qui aide vraiment. »
Deux ans plus tard, elle décrit la phase de formation comme la plus tendue : « Le temps de la formation, ce n'était pas évident de gérer mon fils et mes cours. Mais son papa et ma maman étaient très présents pour prendre le relais durant ces six mois. »
Depuis sa prise de poste, le rapport s'est inversé : « J'ai beaucoup plus de liberté. J'ai toujours du travail, mais j'ai la possibilité de le continuer chez moi, donc je n'ai plus de contrainte comme lorsque j'étais infirmière pour déposer ou aller chercher mon fils à l'école. »
Quelles sont les difficultés d'une reconversion et comment y faire face ?
Élodie en cite trois : « Manque de confiance en soi, peur de l'échec, difficulté financière. Mais aucune n'est insurmontable, il faut les prendre les unes après les autres. »
Une fois le projet engagé, deux obstacles concrets se sont présentés : « J'ai eu deux défis : les finances, et convaincre le jury des concours que malgré mes notes très moyennes au baccalauréat et mon parcours atypique, j'avais vraiment ma place dans cette profession. »
Elle ajoute un argument propre au métier infirmier : « Si ça ne fonctionne pas, il est très facile pour une infirmière de revenir, même après un temps d'arrêt. C'est une chance que beaucoup de professions n'ont pas. »
À quoi ressemble le quotidien d'une journaliste santé ?
En novembre 2024, deux ans après sa reconversion : « Je travaille à plein temps dans une rédaction web santé. J'exerce la moitié du temps en télétravail et le reste du temps à la rédaction, qui se situe à 20 minutes à vélo de mon domicile. »
Elle décrit un repère qui a compté : « J'ai reçu ma carte de presse il y a quinze jours et pour moi c'est vraiment un détail qui a toute son importance. Grâce à elle, je me sens vraiment intégrée dans la profession. »
Avec une suite déjà en tête : « Après avoir acquis un peu plus d'expérience, j'aimerais postuler dans de plus grosses rédactions où je pourrai faire plus de reportages de terrain. »
L'entretien complet avec Élodie
L'étude ci-dessus est rédigée à partir de deux entretiens menés avec Élodie, relus et validés par elle. Tu peux les lire ici dans leur intégralité.
Parcours raconté à partir d'un entretien avec Élodie et de sa situation au dernier point connu. Rédaction : Pascaline Olivier. Relecture et validation : Charlotte Kerbrat. Publié le 04/09/26 · Mis à jour le 04/09/26. Entretiens complets d'avril 2022 et novembre 2024 disponibles ci-dessus. Chaque parcours professionnel reste singulier.