Flavie, d’infirmière à professeure de Faceyoga

 

Parfois, une reconversion professionnelle s’accompagne d’une période de transition, pour comprendre ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir.

Flavie a navigué dans ces eaux. Après un parcours d’IDE riche en expériences diverses, elle a réalisé un accompagnement avec Charlotte K et crée maintenant son entreprise.

Elle est devenue coach, “accompagnatrice du changement” et professeure de Faceyoga.

 

Voilà son témoignage.

 

Raconte-nous ton parcours en toute transparence ?

 

« Après deux ans de fac en Langues Étrangères Appliquées, j’ai fait une prépa, puis l’IFSI à St Malo (35).

 

Après, je suis partie à Montauban (82) en réanimation, une révélation : j’adore ce service !!

Ensuite, j’ai retrouvé ma Bretagne natale au CH de St Malo, en réanimation bien sûr dans un premier temps puis au CHU de rennes en réa chirurgicale.

 

Je m’essaie pendant presque un an en dialyse, à St Malo de nouveau. Je décide ensuite de partir à l’aventure au Pays Basque, que je ne connais pas, en me disant que je trouverai bien du travail sur place.

Au bout de trois mois (et de multiples missions intérim), je rentre enfin au CH de Bayonne en réanimation. Le SAINT GRAAL !  J’y reste jusqu’en 2017.

Par la suite, je rejoins une compagnie de croisière où je découvre la vie à bord des navires et le travail d’IDE embarquée. J’adore, je me sens directement à ma place !!!

 

(Tu peux découvrir le témoignage de Flavie sur son travail en tant qu’infirmière sur les bateaux de croisière en lisant l’article Infirmière : Exercer et Voyager)

 

J’effectue quelques contrats, puis je travaille pour une compagnie de ferries. Avant de retourner à la croisière, je tente une nouvelle expérience, une formation hélitreuillage en Ukraine et me voilà partie.

Je travaille en Afrique avec une équipe en trinôme (médecin/ paramédic/ IDE) pour effectuer des évacuations héliportées.

 

En gros, j’alterne les expériences, pendant 5 ans, mon activité principale étant les croisières.

Au tout début de la période COVID, je suis employée sur des chantiers pour des nouveaux bateaux de la compagnie avec pour responsabilité majeure la mise en place de l’hôpital de bord.

 

Les croisières reprennent petit à petit et j’alterne entre missions en mer et lay-up à quai à Marseille.

 

Mon dernier contrat embarqué s’est terminé aux Seychelles. Depuis, je suis à terre, par choix pour ma vie personnelle.

 

J’ai initialement repris le travail en clinique en SSPI. Cette spécialité m’a beaucoup plus. Par contre le travail en structure, les conflits d’équipe, les obligations de services, les syndicats… tout ça ne m’avait clairement pas manqué. »

 

Quelle a été ta prise de conscience par rapport à ton métier d’IDE ?

 

« Je n’arrive plus à me projeter dans mon métier sur le long terme. Je suis IDE pour prendre soin des patients. J’ai le sentiment de ne plus avoir le temps de le faire.

 

Il faut dire qu’à bord, j’ai découvert une autre manière de soigner, de prendre soin.

Et je voudrais retrouver cela à terre, et pour cela, je sais que je vais devoir créer mon propre job. »

 

 

 

Comment as-tu trouvé ta nouvelle voie ?

 

« Cela fait longtemps que j’ai des projets en tête.

J’ai même retrouvé à postériori de mon accompagnement avec Charlotte K des brouillons d’idées qui s’approchent du projet final.

 

Pour autant, l’idée s’est créée tout au long de l’accompagnement, à force d’échange avec Sandrine, d’exercices et de réflexions.

 

J’ai pu mettre des mots et des idées claires sur des rêves et des envies, mine de rien ça change tout. »

 

 

 

 Comment s’est passé le départ de ton précédent job ? 

 

« J’ai toujours été en CDD, missions, voire intérim, par volonté de rester libre et de pouvoir me laisser guider par de nouveaux challenges.

 

Je n’ai eu aucun souci de fin de contrat . »

 

Comment ont réagi tes proches ?

 

« Il y a eu beaucoup de questionnements, un peu d’incompréhension de vouloir quitter mon métier d’infirmière et aussi de quitter le milieu de la croisière alors que j’adore ce job !

Puis, ils ont compris. Et maintenant la plupart me soutiennent dans cette nouvelle aventure ! »

 

Tu as suivi la formation de ma vie d’IDE à ma vie IDEale, que dirais-tu à ceux qui hésitent aujourd’hui ?

 

« Je leur dirais de ne pas hésiter !

Dans tous les cas, cela ne sera que du positif. Plus que de simples questionnements professionnels, il s’agit d’un vrai bilan de vie.

D’ailleurs depuis, je l’ai recommandé à beaucoup de monde qui étaient dans une période de doute professionnel.

Et à ceux qui ne sont pas infirmiers, je recommande aussi les bilans de compétences. Car vraiment, j’ai beaucoup appris sur moi, mes envies et mes besoins. »

 

En quoi consiste ton activité aujourd’hui ?

 

« Aujourd’hui, je suis en période de transition. Je continue mon métier d’IDE en intérim et sur les ferries.

Par moment, il ne s’agit que d’un job alimentaire, je l’avoue.

Particulièrement lorsque j’ai l’impression de distribué des “M&M’S”. Et puis soudainement, je vais avoir UNE situation qui me redonnera la foi en mon métier, ces moments où je sais que j’ai pu être soignante, le bonheur !!

J’apprécie aussi de pouvoir être en mer, ça ne me quittera pas, c’est certain !

À côté, je développe mon entreprise. Elle s’appelle Nabea pour Navigare ad Beatitudinem, “naviguer vers le bonheur”.

L’idée est de proposer un accompagnement individuel complet de travail sur l’estime de soi, la construction, voire reconstruction de soi.

Je travaille en coaching, et avec des outils comme le faceyoga et l’hypnose.

Ma cible de coaché n’est pas genrée. Idéalement, je voudrais que les hommes comme les femmes puissent se retrouver dans mes coachings.

 

Mon métier est un accompagnement à la réalisation de soi, de défis, de rêve et d’objectifs. Je suis une “accompagnatrice du changement”.

 

Je propose également des cours de faceyoga en groupe et en individuel. Cela s’intègre parfaitement à la démarche d’un travail sur l’estime de soi, sans compter les bénéfices physiques que l’on obtient !!

Un très bel outil et de très beaux résultats !!

 

Le concept final sera un concentré de toutes mes passions, à savoir le voyage, la découverte, l’accompagnement et les émulsions en groupe.

Je ne vous en dis pas plus, le meilleur est à venir ! »

 

Quels sont tes projets, tes rêves ?

« Mon souhait est d’accompagner beaucoup de personnes à être plus heureuse.

Je voudrais voir ces personnes rayonner et être bien dans leur vie.

Après tout, on en a qu’une alors autant la vivre à fond tous les jours ! »

 

Comment gères-tu la transition financièrement ?

 

« Le plus difficile pour moi est le financement des formations.

J’ai suivi une formation de professeure en face yoga, puis en hypnose et enfin en coaching (ces deux dernières sont en cours dans deux écoles différentes, l’hypnose à Rennes et le coaching en distanciel et à Paris).

Comme je suis infirmière, et vu le contexte plus que difficile dans la profession, les financements de formations m’ont été refusés.

Par ailleurs, la transition se fait en douceur, un peu comme nos vieilles balances, d’un côté IDE de l’autre Nabea, plus l’un monte, plus l’autre descend… Autant dire que j’attends avec impatience de pouvoir vivre complètement de ma nouvelle activité. »

 

Quelles sont les difficultés d’une reconversion selon toi, et comment les dépasser ?

 

« Il y en a plusieurs.

Déjà, il faut des idées, du temps pour se renseigner et pour réfléchir. Il faut aussi du soutien, un ou plusieurs proches qui sont moteurs, qui croient en nous et permettent de nous surpasser.

L’aspect financier aussi n’est pas toujours facile. C’est une de mes peurs, de me mettre dans une situation difficile, mais l’attrait du challenge est beaucoup plus fort.

 

J’ai aussi beaucoup de chance, car durant mon parcours professionnel, je ne me suis jamais restreinte à une zone de confort. Pour moi, c’est un défi de plus, et j’adore !!

 

Par ailleurs, dans mon cas, les plus grandes difficultés, et je suis en plein dedans, c’est la création d’entreprise et surtout faire connaitre mon activité et trouver des clients.

Le marketing, ce n’est pas mon dada, mais il faut s’y mettre. Si je veux pouvoir agir, il faut me faire connaitre, il n’y a pas de secret… Mais j’y crois et je veux que ça marche !

 

Je pense que pour surpasser ces difficultés, il faut garder en tête son leitmotiv et ses objectifs.

C’est dur, trop long parfois. Mais je suis persuadée que si nous en sommes là, c’est pour de bonnes raisons.

Souvent pour me motiver, j’imagine cette vie qui me fait tant rêver, je m’attarde sur de petits détails, j’imagine mes journées… Bien sûr, ce sera sûrement différent, et même peut-être encore mieux ! »

 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans une reconversion, mais n’a pas encore osé franchir le pas ?

 

« Je conseillerais de suivre un bilan de compétence, car cela aidera à poser les choses, à mettre des mots sur des envies et des idées.

Plus que ça, les rendez-vous sont de véritables coups de boost !

J’avoue avoir eu des hauts et des bas, des “pourquoi je m’impose ça ?”, ou encore “pourquoi changer de travail ? », et j’attendais avec impatience les entretiens avec Sandrine, car je savais que j’allais en ressortir plus forte et motivée que jamais.

On devrait tous avoir une Sandrine qui nous guide dans notre reconversion, une personne-ressource qui nous booste et nous encourage quand on en a besoin et sait nous dire “n’oublie pas ton pourquoi et pour quoi”.

Il n’y a pas une situation idéale, une vie de rêve.

Pour moi, nous avons chacun une vie qui nous correspond à un instant T, cela pourra évoluer, changer, mais le principal est de savoir écouter si aujourd’hui, nous sommes bien dans cette vie-là et que nos valeurs sont en adéquation avec ce que l’on est.

Personnellement, j’y travaille !

 

Pour finir…

Ma reconversion n’est pas encore terminée, je sais que je resterai toujours infirmière au fond de moi, ce travail, je l’ai dans la peau, il fait partie de moi. J’ai aimé tout ce que j’ai fait jusqu’ici, et le chemin n’est pas terminé. Une nouvelle aventure commence. »

 

 

Où retrouver Flavie ?

 

Tu peux retrouver Flavie sur son compte Instagram @ateliers.nabea ou sur sa page de réservation nabea.booksy.com

 

Ce format te plait et t’inspire ? Tu peux retrouver le témoignage de Cécile, d’infirmière anesthésiste à juriste.

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