Devenir infirmière libérale en 2026 : Guide pour réussir son installation

Le guide qui t’accompagne pas à pas pour comprendre comment devenir IDEL en 2026, réussir ton installation et anticiper les réalités du métier : cadre réglementaire, obligations administratives, aides financières, etc.
Le 23 Janvier 2026

Rédigé par Charlotte Kerbrat

devenir infirmière libérale
Charlotte, t’aide dans ton évolution professionnelle à partir de tes compétences et de ton diplôme d’infirmier. Prêt(e) à trouver ta vie IDEale ?

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Comment devenir infirmière libérale en 2026 et réussir son installation ?

Devenir infirmière libérale (IDEL) en 2026 est un projet enthousiasmant. Mais cela soulève beaucoup de questions : démarches administratives, conditions d’accès, choix de la zone d’installation, obligations professionnelles, statut, conventionnement, financement… Lorsqu’on souhaite s’installer en libéral, il n’est pas toujours simple de savoir par où commencer ni comment organiser les différentes étapes pour que l’installation se déroule dans de bonnes conditions.

Pour exercer comme IDEL, il faut respecter des conditions strictes d’expérience professionnelle, déclarer son activité auprès des principaux organismes (CPAM, URSSAF, Ordre infirmier), choisir un statut d’exercice (titulaire, collaboratrice ou remplaçante) et déterminer si l’on souhaite acheter une patientèle ou ouvrir un nouveau cabinet. La localisation joue également un rôle essentiel : zones sur-dotées, zones sous-dotées ou zones intermédiaires n’offrent pas les mêmes possibilités d’installation ni les mêmes avantages financiers.

Ce guide complet t’accompagne pas à pas pour comprendre comment devenir IDEL en 2026, réussir ton installation et anticiper les réalités du métier. Tu vas voir le cadre réglementaire, obligations administratives, aides financières, organisation du travail et conseils pratiques issus du terrain.

À retenir :

Pour devenir infirmière libérale (IDEL) en 2026, il faut être IDE. Et il faut justifier d’une expérience professionnelle minimale en structure de soins.

L’installation en libéral implique des démarches obligatoires auprès de l’Ordre infirmier, de la CPAM, de l’URSSAF et de la CARPIMKO. Tu dois aussi choisir un statut et une zone d’exercice.

Les réformes en cours (PLFSS 2026, évolution du référentiel de formation infirmière) ne remettent pas en cause l’exercice libéral, mais invitent les IDEL à rester attentives aux évolutions du système de santé.

Quand est-il possible de devenir infirmière libérale ?

L’accès à l’exercice libéral est encadré par des conditions d’expérience professionnelle précises. Avant toute installation, il est indispensable d’avoir acquis une pratique suffisante en structure de soins.

Deux situations permettent aujourd’hui d’envisager une installation en libéral :

  • Justifier de 24 mois d’exercice, soit 3 200 heures, au cours des six dernières années, dans une structure de soins généraux (hôpital, clinique, EHPAD, centre de santé, SSIAD…).
  • Ou cumuler 18 mois d’activité salariée (2 400 heures) en structure de soins généraux et 6 mois de remplacement (800 heures) auprès de professionnels déjà conventionnés.

Ces critères sont vérifiés lors de la demande de conventionnement auprès de l’Assurance maladie. Sans ces prérequis, l’installation n’est pas possible, quel que soit le statut envisagé (titulaire, collaboratrice ou remplaçante).

Cette période d’expérience est souvent l’occasion de consolider ses compétences cliniques, de mieux comprendre l’organisation des soins et de préparer sereinement un projet d’exercice en autonomie.

Si tu souhaites avoir des informations complètes sur les missions et les statuts des IDEL, tu trouveras de nombreuses informations dans l’article : Qu’est-ce qu’une infirmière libérale ?

Où s’installer en tant qu’infirmière libérale en 2026 ?

Les conditions d’installation sont sectorisées. En fonction du lieu où tu souhaites t’installer, les possibilités ne sont pas les mêmes.

On compte 3 zones avec des fonctionnements différents.

1- Installation dans les zones dites “sur-dotées”

Il n’est possible de s’installer dans les zones “sur-dotées” qu’en prenant la succession d’un infirmier cessant définitivement son activité.

La demande d’installation fait alors l’objet d’un dossier de conventionnement spécifique.

La caisse d’assurance maladie tient à jour le fichier des postes qui sont disponibles.

2- Installation dans les zones intermédiaires ou très dotées à la périphérie des zones “sur-dotées”

Dans ces zones, l’activité est encadrée.

Pour s’y établir en tant qu’infirmière libérale, il faut s’engager à réaliser les deux tiers de son activité dans sa zone d’installation.

3- Dans les zones “sous-dotées”

L’installation y est fortement favorisée.

La caisse d’assurance maladie a mis en place un contrat incitatif qui permet de recevoir une aide forfaitaire annuelle et une prise en charge des cotisations à l’URSSAF. Tu peux découvrir le dispositif d’aide sur le site internet de la CPAM : Processus d’installation en libéral.

Comment réussir son installation en tant qu’infirmière libérale en 2026 ?

Tout d’abord, il convient de déterminer si l’objectif est d’acheter une patientèle ou de monter son propre cabinet d’infirmière libérale.

Les démarches effectuées auprès d’un cabinet déjà existant sont peut-être un peu moins fastidieuses.

Le point administratif, petite check list

L’installation en tant qu’infirmière libérale demande quelques démarches administratives listées ci-dessous.

Il te faudra :

  • Être rattachée à un local professionnel, local adapté aux règles fixées par le Code de la Santé Publique et le Code de Déontologie des Infirmiers. (Seules les infirmières libérales qui souhaitent être conventionnées sont tenues de respecter ces règles.)
  • Te positionner sur la question de la convention. Une infirmière libérale peut être affiliée à la Convention Nationale des Infirmiers ce qui lui permet alors de proposer un meilleur remboursement à ses patients.
  • T’inscrire au Conseil de l’Ordre des Infirmiers de ton lieu de travail et avoir ta cotisation à jour.
  • L’enregistrement à l’Ordre te permettra d’obtenir dans la foulée ton numéro RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels intervenant dans le système de santé).
  • T’enregistrer à la CPAM du département d’exercice. C’est elle qui fournit la carte de professionnel, les logiciels de télétransmission, les feuilles de soin, etc.
  • Déclarer ton début d’activité libérale au centre de formalités des entreprises situé à l’URSSAF. Cela permet de bénéficier d’une couverture sociale, d’un numéro de SIRET et d’un régime fiscal.
  • T’affilier à la CARPIMKO (caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers…) organisme d’assurance vieillesse pour les auxiliaires médicaux.
  • T’assurer à un contrat de responsabilité civile professionnelle ou RCP.
  • T’équiper d’un logiciel de télétransmission et d’un lecteur de carte vitale.
  • Déclarer tes fichiers patients à la CNIL.

Le point juridique

Comme il s’agit d’une activité libérale réglementée soumise au Code de la santé, tu ne peux pas être en auto-entreprise.

Mais d’autres statuts sont possibles :

  • Les Sociétés d’exercice en libéral ou SEL crées pour ce cas de figure, constituées d’associés et d’un gérant.
  • Les Sociétés Civiles de Moyens ou SCM qui permettent de mettre en commun les moyens du cabinet, locaux et matériels, afin de partager les couts. Les revenus de l’activité peuvent être partagés ou non.
  • Les sociétés civiles professionnelles ou SCP qui permettent la mise en commun de l’activité. Les associés partagent alors les moyens, la patientèle et les bénéfices de leur société.

Le point financier

S’installer en tant qu’infirmière libérale implique des investissements et des charges qu’il faut bien mesurer.

Voici quelques exemples de charges fixes que tu pourras retrouver :

  • le local et les frais de location
  • l’aide d’un expert-comptable ou l’abonnement à un centre de gestion agréé
  • le logiciel de gestion infirmier
  • les diverses assurances notamment la RCP
  • les diverses taxes, impôts et cotisations

Il faut compter également l’investissement de base de l’achat d’une patientèle ou d’un fond de roulement pour une création de cabinet.

Si tu souhaites avoir plus d’informations sur le salaire et les charges des IDEL, je t’invite à cliquer sur le lien.

Le cumul d’activité : à quelles conditions ?

L’exercice libéral peut être cumulé avec une autre activité professionnelle, à condition de respecter le cadre réglementaire en vigueur et les règles déontologiques de la profession.

Ce cumul est possible notamment avec :

  • une activité salariée,
  • une autre activité libérale,
  • ou une activité ponctuelle (enseignement, formation, missions spécifiques).

Toutefois, il faut plusieurs conditions :
le cumul ne doit pas porter atteinte à la qualité des soins, respecter les obligations déclaratives (Ordre, CPAM, URSSAF) et rester compatible avec les règles de facturation et de conventionnement. Certaines activités nécessitent également une autorisation préalable ou une déclaration spécifique.

Tu trouveras des informations utiles dans l’article : Cumuler plusieurs activités en tant qu’infirmier : quelles conditions ?

Devenir infirmière libérale en 2026 : sous quel statut ?

Devenir infirmière libérale offre la possibilité d’exercer sous 3 statuts différents :  IDEL titulaire, IDEL collaborateur/collaboratrice ou encore IDEL remplaçante.

Je vais décrire pour chaque option, les avantages et les inconvénients, en m’appuyant sur les dizaines de témoignages d’infirmières libérales que j’ai pu accompagner dans mon activité d’accompagnante à la reconversion pour les IDE.

Devenir infirmière associée ou titulaire

On parle d’association lorsqu’il y a plusieurs titulaires au sein du cabinet.

Pour devenir infirmière associée ou titulaire, il faut racheter une patientèle, créer cabinet ou encore récupérer un cabinet déjà existant en fonction des opportunités ou de ta région.

Les avantages du statut d’infirmière libérale associée, c’est qu’il s’agit de ton cabinet. Tu peux décider (en fonction de ta zone géographique encore une fois), si tu souhaites prendre en charge tel ou tel patient.

Tu peux décider de la politique du cabinet, plus ou moins des horaires (encore une fois à prendre avec des pincettes), car tu décides de prendre en charge tel ou tel soin.

En tant qu’infirmière libérale titulaire ou associée, tu peux revendre tes parts en partant.

On vend un cabinet entre 20 et 50% du CA (chiffre d’affaire) moyen des 3 dernières années.

Pour la revente du cabinet, cela dépend, une fois encore de ta région : sur-dotée, sous-dotée ou intermédiaire.

Les inconvénients du statut d’infirmière libérale associée sont notamment la charge de travail physique et psychologique.

C’est ton cabinet, donc tu es soit locataire, soit propriétaire des locaux. Tu t’occupes, avec tes éventuels associés, des frais d’électricité, d’internet, du ménage du cabinet, etc… et de toute la partie administrative.

L’autre inconvénient, je dirai la partie off, en un mot : le téléphone.

Devenir infirmière collaboratrice

Une infirmière libérale collaboratrice travaille sous un contrat de collaboration avec un cabinet infirmier.

C’est un peu comme un CDI pour les salariés.

L’infirmière libérale collaboratrice n’est pas titulaire du cabinet. Donc elle n’a pas besoin d’acheter une patientèle à l’arrivée et a juste un délai de préavis pour partir du cabinet au moment où elle le souhaite.

L’IDEL collaboratrice est payée directement par les caisses (CPAM, Mutuelles).

La plupart du temps elle garde l’intégralité des honoraires et participe aux frais du cabinet mais certains cabinets fonctionnent aussi avec un système de rétrocession.

L’avantage de ce statut, c’est que l’infirmière libérale collaboratrice n’a pas besoin de racheter une patientèle à l’arrivée.

C’est idéal si tu ne sais pas si tu vas rester dans ta région, si tu n’est pas sûre de travailler longtemps en tant qu’IDEL, etc…

L’inconvénient, c’est que du coup, au moment de partir, même si tu as participé à l’acquisition d’une patientèle, tu ne revends rien en partant.

Mais en fonction des régions, la vente de patientèle ne se pratique presque plus, donc c’est également à voir en fonction de ta zone géographique.

Devenir Infirmière remplaçante

Quand on est infirmière remplaçante, on remplace une IDEL, pour une durée déterminée. On est donc lié par un contrat à l’IDEL. C’est un peu comme un CDD pour les salariés.

L’IDEL remplaçante est payée à l’acte. C’est la titulaire ou la collaboratrice qui va toucher les honoraires et va rétrocéder une partie des honoraires. (Elle va garder entre 5 et 10 % pour elle, pour payer ses charges).

Ce statut d’infirmière libérale remplaçante est très avantageux lorsque l’on souhaite commencer à mettre un pied dans le monde du libéral.

Le grand avantage du statut de remplaçante, c’est aussi que l’on peut décider de travailler quand on veut. (Toutefois cela peut varier en fonction du type de contrat. On peut être appelé à finalement travailler des weekends, etc, alors que l’on n’en a pas vraiment envie).

Donc oui, en tant qu’infirmière libérale remplaçante, on est plutôt libre mais cela dépend du contrat que l’on a.

En terme d’inconvénients, il y a d’abord cette position, un peu de « stagiaire », de « nouvelle », en fonction du temps que l‘on fait dans un cabinet.

Ce côté où l’on ne décide pas si oui on non on prend en charge tel ou tel patient, et le fait que l’on dépende un peu du bon vouloir de l’infirmière titulaire (encore une fois selon les cabinets).

Bien évidement, ce n’est pareil dans tous les cabinets, d’où l’intérêt de bien se renseigner en amont, de demander un entretien et de poser toutes ses questions à l’infirmière titulaire.

Quelles sont les démarches pour effectuer des remplacements ?

Quid des remplacements en cabinet ?

Si, pour différentes raisons, tu souhaites faire des remplacements dans un cabinet, voici quelques points à connaitre.

  • Tu dois avoir effectué 2400 heures ou 18 mois de travail en tant que salariée dans une structure de soins durant les 6 années qui précèdent.
  • Les inscriptions dans les divers organismes mentionnés ci-dessus restent obligatoires : CPAM, Conseil de l’Ordre pour obtenir une autorisation préfectorale de remplacement (autorisation à renouveler annuellement), ARS pour l’obtention du numéro ADELI, Centre de Formalités des entreprises car tu seras assujettie aux mêmes charges sociales, fiscales et comptables qu’une infirmière “installée” en cabinet. Pense également à l’URSSAF et la CARPIMKO.
  • Tu dois souscrire à un contrat de responsabilité civile professionnelle ainsi qu’à un contrat pour ton véhicule pour profession libérale.
  • Un contrat sera établi entre l’infirmière remplacée et l’infirmière remplaçante pour définir les conditions d’exercice. Une copie de ce contrat sera à transmettre au Conseil de l’Ordre.

Le petit + à savoir pour faciliter ton installation en tant qu’infirmière libérale ?
Les démarches d’installation peuvent être faites en ligne sur le site installation-idel.ameli.fr.

Quels financements existent pour accompagner l’installation en libéral ?

L’installation en libéral peut être soutenue par plusieurs dispositifs financiers, dont les modalités varient selon la zone d’exercice, le statut choisi et le projet professionnel.

Parmi les principaux leviers existants :

  • Le contrat incitatif IDEL, réservé aux zones sous-dotées, permet de bénéficier d’une aide financière annuelle ainsi que d’une prise en charge partielle des cotisations sociales, notamment auprès de l’URSSAF.
  • Certaines caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) ou collectivités territoriales proposent des aides complémentaires, variables selon les territoires.
  • Tu peux demander des prêts professionnels dédiés à l’installation pour financer l’achat de matériel, une patientèle ou les premiers frais de fonctionnement.
  • Un accompagnement à la création d’activité est parfois proposé par des structures spécialisées (chambres consulaires, plateformes d’appui aux professionnels de santé).

Avant de t’engager, il est fortement recommandé de te rapprocher de ta CPAM, de ton ARS ou des organismes d’accompagnement locaux afin d’identifier les aides réellement mobilisables dans ta situation.

Quelles évolutions le PLFSS 2026 peut-il apporter aux IDEL ? 

Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026 poursuit plusieurs objectifs majeurs, déjà amorcés les années précédentes, et qui concernent directement l’exercice libéral infirmier.

Une priorité renforcée au soin à domicile et à l’ambulatoire

Le PLFSS 2026 s’inscrit dans une logique de désengorgement de l’hôpital et de renforcement des prises en charge en ville.
Dans ce cadre, les IDEL occupent une place centrale, notamment pour :

  • les soins à domicile,
  • le suivi des patients chroniques,
  • la sortie précoce d’hospitalisation,
  • la prévention et l’éducation thérapeutique.

Cette orientation peut se traduire par une évolution de certains actes infirmiers, une adaptation de la nomenclature ou la création de dispositifs favorisant le maintien à domicile.

Des ajustements possibles de la nomenclature et des conditions de prise en charge

Le PLFSS peut entraîner :

  • des modifications de cotation de certains actes,
  • des ajustements des conditions de remboursement par l’Assurance maladie,
  • une révision de certains actes jugés redondants ou insuffisamment coordonnés.

Pour les IDEL, cela implique une vigilance accrue sur les textes d’application, afin de sécuriser leur facturation et leur exercice au quotidien.

Un accent mis sur la prévention et la coordination des soins

Le développement de la prévention est un axe fort du PLFSS 2026.
Pour les infirmières libérales, cela peut concerner :

  • des missions élargies en matière de prévention,
  • une participation accrue aux parcours de soins coordonnés,
  • une place renforcée dans les dispositifs territoriaux (équipes de soins primaires, CPTS, coordination ville-hôpital).

Ces évolutions peuvent ouvrir de nouvelles opportunités professionnelles, mais aussi générer de nouvelles responsabilités organisationnelles.

Un cadre qui peut encore évoluer

Le PLFSS est voté chaque année, mais toutes ses mesures ne sont pas immédiatement applicables.
Certaines dispositions nécessitent :

  • des décrets d’application,
  • des textes complémentaires,
  • ou des phases d’expérimentation.

Avant de s’installer ou d’adapter son exercice en 2026, il est donc indispensable de vérifier les règles effectivement en vigueur auprès :

  • de la CPAM de ton département,
  • de l’Ordre national des infirmiers,
  • des syndicats représentatifs d’IDEL.

Les IDEL témoignent sur leur installation

Témoignage de Christelle

Peux-tu rappeler ici quel est ton statut ?

 
« Je suis profession libérale déclarée en BNC. »
 

Comment t’es-tu installée en tant qu’IDEL ?

 
« J’ai été au début IDEL remplaçante pour 6 mois puis collaboratrice pendant 10 ans en cabinet libéral rural.
Puis 2 ans en infirmière libérale remplaçante en rural et ville puis de nouveau IDEL en ville.
 
J’arrête le 31 décembre 2024. »
 

Quels conseils donnerais-tu à une IDE qui souhaite s’installer en cabinet libéral ?

 
« Je lui dirais qu’il faut avoir du cœur à l’ouvrage et ne pas avoir peur de faire des heures.
 
Il est important de surtout bien s’entendre avec ses collègues avant de signer une collaboration quelconque mais surtout de bien se protéger avec l’établissement d’un contrat fait par un avocat en lien avec notre profession.
Je lui conseillerais de se renseigner sur la loi, les lois en vigueur concernant notre profession car les articles changent très régulièrement. »
 

Témoignage de Clémentine

Peux-tu rappeler ici quel est ton statut ?

« Je suis infirmière libérale remplaçante. »

Comment t’es-tu installée en tant qu’IDEL ?

« Je travaillais en hôpital public, mais je venais de poser une dispo pour faire de l’intérim et je voulais travailler à l’étranger.

Une ancienne collègue m’a demandé de devenir son binôme parce qu’elle ne s’entendait plus avec sa collaboratrice.

Elle n’en pouvait plus de travailler des semaines entières, donc je me suis lancée de façon hasardeuse et sans aucune connaissance des complexités du métier. »

Quels conseils donnerais-tu à une IDE qui souhaite s’installer en cabinet libéral ?

« Avant de s’installer, de travailler en tant que remplaçante pour avoir une trésorerie et compenser les éventuelles difficultés du départ (trouver sa patientèle, achat de matériel, travaux de mise aux normes du local etc..).

Toujours s’installer dans un périmètre restreint autour de son domicile pour ne pas rouler 1h avant d’avoir vu le 1er patient.

Bien choisir ses associés… J’ai vu de drôles d’histoires. On oublie totalement le projet de s’installer avec sa meilleure amie d’enfance ou sa cousine … Une copine a perdu une amitié vieille de 20 ans car elle a été très surprise de la façon de bosser de sa copine.

Toujours s’associer à quelqu’un qui a les mêmes valeurs que soi ou rester seule propriétaire et ne travailler qu’avec des collaboratrices ou remplaçantes. »

Si tu es IDEL ou que tu souhaites le devenir, surtout n’hésite pas à nous donner ton ressenti en commentaire.

Foire aux questions

Comment devenir infirmière libérale en 2026 ?

Pour devenir IDEL en 2026, tu dois être IDEL et justifier d’une expérience minimale en structure de soins : 24 mois (3 200 h) ou 18 mois en établissement + 6 mois de remplacements auprès d’IDEL conventionnées. Une fois ces conditions remplies, tu peux entamer les démarches d’installation : Ordre, CPAM, URSSAF, CARPIMKO, local professionnel et assurance RCP.

Comment m’installer comme IDEL en 2026 ?

L’installation en libéral se fait en plusieurs étapes : choix de la zone (sur-dotée, sous-dotée ou intermédiaire), inscription à l’Ordre pour obtenir ton numéro RPPS, enregistrement auprès de la CPAM, déclaration d’activité à l’URSSAF, affiliation à la CARPIMKO, obtention d’un logiciel de télétransmission, choix d’un statut (titulaire, collaboratrice ou remplaçante) et installation dans un local conforme au Code de déontologie.

Sous quel statut m’installer comme infirmière libérale en 2026 ?

En 2026, il existe trois statuts :
IDEL titulaire/associée : tu possèdes une patientèle et gères ton cabinet.
IDEL collaboratrice : tu travailles dans un cabinet sans acheter la patientèle.
IDEL remplaçante : tu remplaces ponctuellement des IDEL titulaires, avec rétrocession des honoraires.
Chaque statut a des avantages en termes de liberté, revenus et responsabilités.

Combien coute une installation en libéral en 2026 ?

Le coût dépend du statut (titulaire, collaboratrice, remplaçante) :
Titulaire : achat de patientèle (20 à 50 % du CA), matériel, logiciel, local, assurances.
Collaboratrice : charges réduites, pas d’achat de patientèle.
Remplaçante : investissements faibles (RCP, matériel de base, URSSAF).
En général, une installation en libéral nécessite d’anticiper entre 5 000 et 25 000 €, selon la zone et le mode d’exercice.

Ce sujet t’a plu ?

Je te liste les articles sur des thèmes intéressants pour les IDEL :

+ Qu’est-ce qu’une IDEL ?

+ Quelle est le salaire d’une IDEL ? 

+ Infirmière libérale remplaçante : une solution pour éviter le burn-out ? 

+ Infirmière libérale : avantages et inconvénients

+ L’exercice mixte : être IDEL et infirmière en structure de soin

+ Si tu es infirmier ou infirmière et que tu cherches à te reconvertir ou évoluer professionnellement, viens rejoindre le groupe Facebook d’IDE en quête d’évolution professionnelle et n’hésite pas à nous suivre sur les réseaux sociaux, Youtube et Instagram.

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Rédigé par Charlotte Kerbrat

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À propos de Charlotte Kerbrat

Fondatrice de Charlotte K, j’accompagne les infirmières dans leur évolution de carrière via des bilans de compétences et des contenus pédagogiques. Auteure de “Infirmière : je fais quoi après ?”, j’anime des conférences, forme une équipe de coachs et j’interviens régulièrement dans les médias pour porter la voix des IDE.

1 Commentaire

  1. Julie Haeffeli

    Coucou Charlotte 🙂

    On peut ajouter dans le point juridique au niveau du statut qu’on est pas obligé d’exercer en société.

    A défaut du statut d’auto entrepreneur, il existe tout simplement le statut d’entreprise individuelle.

    Par la suite, lorsque 2 ou plusieurs idels s’associent pour travailler ensemble au sein d’une même patientele, il est possible effectivement d’opter pour une SCM (via un avocat) ou encore plus simple et moins cher, une association de fait (via le comptable). Ces statuts ne servent qu’à officialiser l’association et à organiser le partage des charges.

    Pour autant, ça ne changera pas le statut initial de l’infirmière libérale avec sa propre comptabilité.

    Effectivement il y a les autres statuts SCP , SELARL etc…

    Trouver un bon comptable pour être conseillé au mieux sur tous ces aspects !

    Et enfin surtout , assurer ses arrières, son avenir et sa retraite ?

    Réponse

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