Infirmière à l’étranger : travailler et voyager sans quitter le soin

Tu as envie de travailler comme infirmière à l’étranger ou de faire de ton diplôme un passeport vers d’autres façons d’exercer ? C’est possible, et les chemins sont plus variés qu’on ne l’imagine.

Édité le 15 Septembre 2026

Rédigé par Pascaline OlivierRelu et validé par Charlotte Kerbrat

infirmière : exercer et voyager

Ton diplôme d’IDE peut te permettre de continuer à soigner tout en changeant radicalement de lieu, de rythme ou d’environnement professionnel. Tu peux t’installer dans un autre pays, partir quelques mois ou choisir un poste qui te fait voyager sans vraiment t’expatrier.

Flavie a travaillé sur un bateau de croisière, Armelle a multiplié les missions humanitaires et Aurélie a exercé dans plusieurs territoires et pays. Leurs parcours n’ont presque rien en commun, et c’est justement ce qui les rend intéressants : chacune a trouvé sa propre façon de voyager en restant infirmière.

À retenir :

  • Avec un diplôme infirmier français, tu peux travailler à l’étranger, mais les démarches de reconnaissance, d’inscription professionnelle et de droit au travail dépendent du pays.
  • Dans l’Union européenne, le diplôme d’infirmier responsable de soins généraux peut bénéficier de la reconnaissance automatique lorsqu’il répond aux conditions européennes.
  • Voyager en restant IDE ne signifie pas forcément s’expatrier : croisière, humanitaire, séjours adaptés ou rapatriement sanitaire sont d’autres possibilités.
  • Le rapatriement sanitaire a désormais son propre guide : infirmier en rapatriement sanitaire.

Travailler comme infirmière à l’étranger : par où commencer ?

Une infirmière diplômée en France peut exercer dans de nombreux pays. Mais ton diplôme ne te donne pas automatiquement le droit de travailler partout dans le monde. Avant de commencer ta recherche d’emploi, choisis une destination puis vérifie la reconnaissance de ta qualification, l’inscription professionnelle éventuelle, le niveau de langue demandé et ton droit au travail.

Dans l’Union européenne, les infirmiers responsables de soins généraux font partie des professions bénéficiant d’un système de reconnaissance automatique des qualifications lorsque leur diplôme répond aux conditions prévues par la réglementation européenne. Tu dois malgré tout déposer ton dossier auprès de l’autorité compétente du pays où tu souhaites exercer. Tu peux aussi passer par la carte professionnelle européenne.

En dehors de l’Union européenne, il n’existe pas de procédure commune. Chaque pays fixe ses règles : équivalence ou reconnaissance du diplôme, inscription auprès d’un ordre ou d’un organisme professionnel, langue, immigration, permis de travail, expérience ou examens complémentaires peuvent entrer en jeu.

Ton projetPremier réflexePour approfondir
Exercer dans l’Union européenneVérifier la reconnaissance professionnelle et l’autorité compétente du paysTravailler comme infirmière dans l’Union européenne
Partir au Canada ou au QuébecVérifier les règles professionnelles et d’immigration applicables à ton projetTravailler comme infirmière au Canada
Exercer en SuisseVérifier la reconnaissance du diplôme et les conditions propres à la SuisseDevenir infirmière en Suisse
Partir en Nouvelle-CalédonieVérifier les règles locales et les conditions d’emploiTravailler comme infirmière en Nouvelle-Calédonie
Faire du rapatriement sanitaireDécouvrir les missions et les profils recherchésDevenir infirmier en rapatriement sanitaire

Une fois ces vérifications faites, compare les offres d’emploi, le contrat, les conditions de travail, la rémunération réelle, le coût de la vie, la protection sociale, le logement et ce que le départ implique pour ta vie personnelle.

Les trois interviews qui suivent ont été publiées par Charlotte K en 2022. Nous conservons les questions et les réponses des infirmières telles qu’elles ont été recueillies, avec seulement des corrections orthographiques et grammaticales. Lorsqu’elles évoquent une règle, un recrutement ou une situation « aujourd’hui », elles parlent de leur expérience à cette période.

Travailler à l’étranger ou en outre-mer : le témoignage d’Aurélie

Aurélie a exercé en Nouvelle-Calédonie et à Mayotte avant de partir au Québec. Son parcours montre bien qu’un projet de mobilité ne se résume pas à choisir un pays : démarches, emploi, vie de famille et envie de repartir se mêlent constamment.

Le parcours d’Aurélie

Aurélie, peux-tu te présenter ?

“Je m’appelle Aurélie, j’ai 37 ans. Je suis originaire de Bordeaux. Maintenant, je vis au Québec depuis 2 ans avec mon mari, mon fils de trois ans et le petit deuxième en route. Je suis infirmière depuis 2007 et puéricultrice depuis 2010. En France, je travaillais en réanimation pédiatrique et néonatale à Bordeaux. Déjà à l’époque, les conditions étaient parfois compliquées et l’envie de voir ailleurs s’est vite fait sentir.

J’ai plusieurs collègues qui sont parties, que ce soit à Tahiti ou en Nouvelle-Calédonie, et ça m’a donné envie de sauter le pas à mon tour. Avant d’en arriver au burn-out professionnel, je suis donc partie en Nouvelle-Calédonie en 2014, fraîchement mariée.”

Infirmière en Nouvelle-Calédonie

“J’ai travaillé en tant qu’infirmière puéricultrice en néonatalogie à Nouméa pendant 2 ans. J’ai trouvé mon contrat une fois sur place vu qu’ils n’offrent pas de contrat à distance sur Nouméa. À l’époque, ils m’avaient repris uniquement 2 ans d’ancienneté, et il faut savoir que les puéricultrices ne sont rémunérées comme telles que si elles occupent un poste de puéricultrice… De plus, en Nouvelle-Calédonie, il faut savoir qu’il faut travailler 5 ans pour pouvoir réclamer sa retraite territoriale.

(Ce n’est ni un DOM ni un TOM, c’est un pays d’outre-mer qui a son propre gouvernement.)”

Voyages et PVT en Australie

Où êtes-vous partis ensuite ?

“On avait décidé de concilier notre expatriation avec notre envie de voyage. On a voyagé en Nouvelle-Zélande, au Vanuatu, en Malaisie, en Indonésie… Et avant de ne plus avoir l’âge requis, on est partis en PVT en Australie. On a vécu le rêve de la van life pendant un an et demi. L’Australie m’a permis de faire un break avec le métier d’infirmière, j’ai fait du papy-sitting et j’ai travaillé dans des restaurants pour mon plus grand bonheur. Dur de revenir à la « vraie » vie après ça.

On est donc rentrés en Nouvelle-Calédonie avec l’envie de repartir.”

Infirmière à Mayotte

“De retour en France pour l’occasion d’un mariage, on décide de ne pas retourner en Nouvelle-Calédonie et de prendre la direction de Mayotte. Toujours aidée par mon métier, j’ai trouvé facilement un contrat depuis la France en contactant directement la DRH. Nous ne sommes restés que 6 mois à Mayotte, car ça ne nous a pas plu et je suis tombée enceinte juste avant de partir, ce qui a compliqué notre intégration.”

Infirmière au Québec

“Dès notre retour en France, on a lancé les démarches pour partir au Québec. Il faut compter en général un an de démarches pour faire valoir son diplôme français au Québec. RSQ (Recrutement Santé Québec), qui est un mandataire des hôpitaux québécois en France, m’a recrutée. J’ai passé mon entretien en octobre 2019 et nous sommes partis à Montréal en août 2020, le tout sur fond de Covid.

J’ai choisi Montréal pour travailler dans le service de réa néonat de l’hôpital Sainte-Justine, qui a très bonne réputation. Une fois sur place, il faut effectuer un stage de 75 jours pour valider l’équivalence du diplôme et devenir infirmière clinicienne au Québec. Ça fait maintenant bientôt 2 ans que nous sommes à Montréal et nous n’avons pas prévu de rentrer.”

Ce que ces expériences ont apporté à Aurélie

Que t’ont apporté toutes ces expériences en tant qu’infirmière à l’étranger ?

“Toutes ces expériences nous ont beaucoup apporté sur le plan personnel et professionnel. Elles nous ont montré ce que nous recherchons dans la vie, et surtout ce que nous ne voulons pas ou plus. On sait désormais que c’est possible de travailler et vivre ailleurs qu’en France. En s’en donnant les moyens, on peut faire de notre vie la vie qu’on rêve et ne plus subir notre quotidien.

Ça nous a surtout appris que si on n’est pas bien quelque part, il nous suffit de changer d’endroit et d’aller voir ailleurs si on s’y sent mieux. C’est sûr que la famille manque souvent, mais ils nous soutiennent dans nos choix et les comprennent. C’est un peu plus difficile depuis qu’on a des enfants, car ils grandissent très vite.”

Les conseils d’Aurélie

Quels conseils donnerais-tu à une infirmière qui souhaite partir travailler à l’étranger ?

“Pour toutes les personnes qui souhaitent se lancer, je leur dirais de tout simplement suivre leurs rêves ! Il y a plein d’infos sur les réseaux sociaux et plein de groupes d’entraide et de soutien sur n’importe quelle destination. Je pars du principe qu’il vaut mieux revenir à la case départ en ayant tenté sa chance plutôt que de rêver une vie et de regretter de ne pas oser sauter le pas chaque jour.

En tout cas, nous, on ne le regrette pas, même si on ne sait pas de quoi demain sera fait.”

Aurélie a beaucoup partagé ses démarches et ses expériences professionnelles à l’étranger sur son blog Afnewstravel. Tu peux également la retrouver sur Instagram : @afnewstravel.

Ce que le parcours d’Aurélie permet de retenir

L’intérêt de ce témoignage n’est pas de reproduire le parcours d’Aurélie, mais de voir comment un projet de mobilité peut évoluer avec la vie. Elle n’a pas suivi une trajectoire toute tracée : Nouvelle-Calédonie, voyage, Mayotte, retour en France puis Québec.

Avant de partir, distingue trois questions : où as-tu envie de vivre, où peux-tu réellement exercer avec ton diplôme et dans quelles conditions veux-tu travailler ? Une destination attirante ne compense pas un contrat qui ne te convient pas, une procédure trop lourde pour ton calendrier ou une organisation familiale impossible.

Pour préparer ton projet aujourd’hui, retrouve nos guides consacrés au Canada et au Québec, à la Nouvelle-Calédonie, à la Suisse et à l’Union européenne.

Travailler en voyageant : le témoignage de Flavie sur les bateaux de croisière

Pas besoin de t’installer à l’étranger pour concilier soin et voyage. Flavie a travaillé comme IDE sur le Lyrial, un navire de la compagnie Ponant. Son témoignage permet de découvrir de l’intérieur ce que ce choix change dans le quotidien professionnel.

Infirmiere bateaux de croisiere Charlotte K

Le parcours de Flavie

Flavie, peux-tu te présenter et présenter ton parcours professionnel ?

“J’ai fait mon IFSI à Saint-Malo, diplômée en 2012. Par la suite, j’ai eu la chance d’avoir un poste en réanimation à Montauban près de Toulouse. J’ai énormément appris et adoré mon travail. Puis je suis revenue en Bretagne à Saint-Malo, toujours en réanimation polyvalente, où je suis restée 1 an. J’ai rejoint le CHU de Rennes en réanimation chirurgicale.

Ayant toujours envie de découvrir autre chose et un peu la bougeotte, je suis revenue sur Saint-Malo, en dialyse. Presque un an après, j’ai décidé de partir à Bayonne, où je n’avais jamais mis les pieds, dans un premier temps en intérim, puis un mois en libéral, avant d’atteindre mon Saint Graal, la RÉA ! Cette fois-ci, j’y reste un peu plus longtemps, puis une envie de nouveauté revient. C’est à ce moment-là qu’un médecin urgentiste me parle des bateaux de croisière.”

Ses motivations

Qu’est-ce qui t’a amenée à travailler sur les bateaux de croisière ?

“À ce moment-là, je vivais à Bayonne, et un médecin des urgences m’a parlé d’une compagnie de croisière de luxe française où il avait postulé, mais pas encore embarqué. Je me dis pourquoi pas, alors je postule. Et l’aventure commence un mois après, me voilà embarquée sur le Lyrial en Méditerranée. Une des plus belles expériences de ma vie débute alors !”

Le recrutement

Par quelle compagnie et comment as-tu été recrutée ?

“J’ai travaillé pour Ponant, il s’agit d’une compagnie de croisières française de luxe qui a pour devise « Aller là où les autres ne vont pas ». Et croyez-moi, ils ne rigolent pas ! J’ai été recrutée par plusieurs contacts. À ce moment-là, ils passaient par une agence de recrutement. Aujourd’hui, la compagnie a une vraie direction médicale qui gère tout en interne.

Donc j’ai d’abord eu un contact avec cette agence de recrutement qui recherchait un profil type. Si ce dernier correspondait, il était ensuite proposé au chef d’armement. Ce dernier m’a appelée pour m’expliquer quel serait mon contrat, la destination et mon nouveau rôle à bord.”

Les responsabilités à bord

Quelles sont tes responsabilités à bord ? À quoi ressemble une journée type ?

“L’infirmier de bord est responsable des soins 24/7. Il travaille sous la responsabilité du médecin de bord (il est alors notre chef, contrairement à l’hôpital) et du commandant du navire. Nous supervisons l’hygiène à bord, les soins auprès des passagers et des membres d’équipage. Il nous faut également assurer les formations aux premiers secours auprès de l’équipage.

Nous sommes aussi en charge de l’hôpital de bord selon la réglementation française et internationale : gestion de la pharmacie, des locaux et de l’équipement. Pour la journée type, difficile à décrire, car cela dépend de quel jour nous sommes dans la croisière, les jours d’arrivée et de départ des passagers étant très différents des autres. Cela dépend aussi de l’endroit où nous sommes dans le monde et du type de croisière. En effet, il y a deux types : croisière d’expédition et d’excursion.

Dans tous les cas, nous sommes attendus auprès des passagers lorsqu’ils sortent du navire, que ce soit en excursion ou sur les zodiacs lors des dites « zodcruises » ! Et bien sûr, tout est différent si vous êtes en Antarctique ou aux Seychelles !”

Les formations

As-tu fait des formations complémentaires pour être infirmière sur un bateau de croisière ?

“Oui, il faut savoir que tout membre d’équipage doit être formé à la sécurité de bord, en France. Il s’agit de la formation CFBS (certificat de formation de base à la sécurité). De plus, nous avons des formations internes sur l’environnement, la sûreté et la sécurité à bord de nos navires.

Par ailleurs, j’ai passé des formations complémentaires non obligatoires, mais intéressantes : l’ACLS (Advanced Cardiac Life Support) et le PHTLS (Prehospital Trauma Life Support). Il s’agit de formations sur les conduites à tenir en cas d’urgence.”

Ce que ce métier lui apporte

Qu’est-ce que ce travail particulier t’apporte au quotidien ?

“J’aime le fait que ce soit très différent du milieu hospitalier. J’ai pu beaucoup voyager, intégrer un monde jusqu’alors inconnu pour moi et j’adore ça ! Nous avons une vie complètement hors norme. Nous vivons en communauté et venons de nombreux pays différents. J’apprends beaucoup, que ce soit sur le milieu maritime, hôtelier ou simplement sur le monde et le voyage.

J’aime autant la vie à bord que le fait de voyager et de découvrir le monde.”

L’organisation du planning

Comment arrives-tu à intégrer ces missions dans ton planning ?

“Mes missions étaient de plus ou moins 3 mois. J’ai considéré cette activité comme mon job principal pendant plusieurs années. Aujourd’hui, c’est un peu différent, j’ai dû un peu ralentir.”

Les conseils de Flavie

Quel conseil pourrais-tu donner à une infirmière qui souhaite travailler sur un bateau de croisière ?

“Je lui conseillerais de ne pas hésiter, c’est de loin le plus chouette job que j’ai eu à pratiquer ! Il faut savoir qu’il y a des prérequis : il faut avoir fait 2 ans de services critiques, ce qui sera d’une grande aide, car contrairement aux idées reçues, il n’y a pas que de la bobologie et surtout, il n’y a pas de collègue à bord pour prendre le relais.

Il faut aussi parler anglais bien sûr, et un conseil en plus : il ne faut pas être allergique à l’administratif et à l’informatique !”

Si tu souhaites poser des questions à Flavie, tu peux la contacter via son compte Instagram @flaviemasbreizh.

Ce que le témoignage de Flavie permet de retenir

Ce parcours montre qu’un poste qui fait voyager reste d’abord un poste d’infirmière, avec des responsabilités, un environnement de travail particulier et des contraintes propres à l’employeur. Le décor ne doit donc pas être ton seul critère.

Pour connaître les conditions à vérifier aujourd’hui avant de candidater sur un navire, retrouve la partie consacrée à la croisière dans nos 10 idées de postes infirmiers atypiques.

Partir en mission humanitaire : le témoignage d’Armelle

L’humanitaire peut permettre de continuer à soigner tout en découvrant d’autres pays et d’autres rapports à la santé. Le parcours d’Armelle montre surtout tout ce qui se joue autour du soin : préparation, rencontres, adaptation et compréhension de la culture locale.

Infirmiere mission humanitaire Charlotte K

Le parcours d’Armelle

Peux-tu te présenter et présenter ton parcours professionnel ?

“Je m’appelle Armelle, j’ai 32 ans, j’habite à Lyon. Je suis diplômée depuis un peu plus de 10 ans. Mon parcours professionnel est un peu décousu, n’ayant jamais eu un CDI de plus de 9 mois… J’ai décidé d’être infirmière un beau matin, 3 jours avant la clôture des inscriptions… Rapidement après le diplôme, je suis partie 6 mois avec les Missions Étrangères de Paris en Inde dans un centre pour sidéens.

En revenant, j’ai signé dans un FAM (foyer d’accueil médicalisé). Belle expérience surtout dans le travail pluriprofessionnel ! Puis, je suis partie à Lyon. Comprenant que j’avais besoin de plus d’expérience technique, je cherchais sans trop de conviction un service hospitalier. Par une amie, je suis tombée en cancérologie.

Ce fut une révélation, j’y suis toujours en tant que vacataire pour me permettre de faire des voyages, des coupures… J’ai travaillé dans d’autres services, ai eu aussi l’occasion de faire du fromage, une formation de 3 mois internationale dans une abbaye, un tour de France à vélo, m’occuper d’un foyer étudiant à Paris… Et aujourd’hui, après un an sans exercer, je me suis rendu compte que j’aimais trop mon métier et avais besoin de l’exercer, mais en petite quantité pour ne pas être écœurée.

Depuis un an, je suis à mi-temps dans mon service de cancérologie et à mi-temps secrétaire dans une paroisse.”

Ses motivations

Qu’est-ce qui t’a donné envie de partir en mission humanitaire ?

“Comme je le disais, ce n’était pas un rêve de gosse d’être infirmière. Par contre, j’ai toujours rêvé d’aventures, de voyages… Je suis curieuse et pas très conventionnelle. Au stage optionnel, avec une bonne amie de promo, on a essayé de partir en humanitaire, mais financièrement et au niveau de la paperasse, c’était trop compliqué et c’est tombé à l’eau.

Mais ce projet de pouvoir partir ailleurs, sortir d’un cadre, aller découvrir une autre vérité sur le soin, profiter d’un métier utile partout pour comprendre d’autres rapports à la vie, à la maladie, à la mort, restait bien présent. Catholique pratiquante, je voulais allier les deux : les Missions Étrangères de Paris proposent de partir dans un lieu de mission permettant de valoriser notre métier. Ils m’ont donc envoyée en Inde dans un centre pour sidéens dans la banlieue de Bangalore.

Ça a profondément marqué ma vie. Par la suite, je suis partie avec des amies en road trip en Asie. Mais si l’aventure et la découverte étaient là, il me manquait ce lien aux gens, l’accompagnement, l’écoute, le prendre soin. Alors avec mon amie infirmière, nous avons monté un projet : « Comment on soigne chez toi ? » L’idée était de découvrir de nouvelles façons d’envisager le soin, de découvrir les gens qui se donnent localement et pourquoi pas donner un coup de main pendant quelques jours ou semaines.

Ce projet nous a conduites en Asie du Sud 5 mois puis plus tard à Madagascar 3 mois.”

L’organisation des projets

Comment as-tu organisé ces projets ?

“Avec les Missions Étrangères, c’est très carré : lettre de motivation, dossier, etc. On a une semaine de formation à Paris, pour nous présenter les différences culturelles, l’approche dans la mission, le travail avec des locaux... Ce fut une vraie aide pour moi. Et puis tout est ficelé, contact sur place, hébergement. Tout est prévu en amont par l’association. C’est très confortable et rassurant.

« Comment on soigne chez toi ? »

Pour notre projet « Comment on soigne chez toi ? », ce fut une tout autre aventure. Nous avons monté une association, un dossier de financement, etc. Mais ce n’est pas vraiment la qualité première d’une infirmière. Quelques amis nous donnaient des conseils, mais c’est vrai qu’on marchait clairement à l’aveugle !! Ce fut une aventure en soi ! Il nous fallait aussi trouver des assos sur place qui acceptaient de nous recevoir. Nous avons dû envoyer 500 mails...

Pour avoir une dizaine de réponses ! Certaines associations demandaient des frais démesurés, certaines ne correspondaient pas à notre sensibilité. Bref, ça a été un long chemin où le désespoir a souvent pointé son nez ! Finalement, nous avions trouvé Céline, sur Facebook, je crois, infirmière française qui s’est installée à Bénarès pour créer un dispensaire.

Grâce à un événement rassemblant les associations humanitaires à Lyon, nous avions rencontré le président de l’association « Partner », qui avait vendu sa maison pour construire un orphelinat à Dacca, et l’association Soleil Vert, qui agit au Népal au niveau de l’éducation par et avec des locaux. Il nous a bien fallu un an/un an et demi pour que tout se construise et se peaufine. C’était déjà l’aventure, avec ses joies et ses galères !”

La première mission en Inde

Quelles ont été tes missions sur place en Inde lors de ta première mission ?

“En Inde, j’étais infirmière. Nous avions deux programmes : un en lien avec l’hôpital public, où nous accueillions et traitions les mises en place de trithérapie ainsi que des infections aiguës ou autres dues au VIH. L’autre avait pour but de prendre soin des personnes exclues de la société à cause de leur maladie. Un mix entre un lieu de vie, un service de médecine et un lieu d’éducation à la santé.

Je travaillais au début avec deux infirmières indiennes et un médecin indien ainsi qu’une social worker indienne. L’équipe médicale s’est disloquée, j’ai formé par la suite une nouvelle infirmière, le tout dans un anglais approximatif et un kannada (langue du coin) plus que léger !!”

Les missions de « Comment on soigne chez toi ? »

Quelles étaient tes missions avec « Comment on soigne chez toi ? » ?

“Par la suite, avec « Comment on soigne chez toi ? », en Inde, nous avons travaillé auprès de personnes souffrant de la lèpre : réfection des pansements, dépistages, réinsertion, puis dans un centre de femmes recueillies de la rue avec des états de santé plus que catastrophiques. J’ai réalisé des soins dans des conditions que j’aurais honte à décrire, mais ces femmes m’ont tellement touchée.

Ensuite, nous avons découvert un petit dispensaire à Bénarès, offrant consultations et soins pour une somme modique, et assistions le médecin : constantes, médicaments, pansements. L’après-midi, nous étions avec les enfants du quartier pour jouer avec eux.

Au Népal, nous avons été dans une école et y avons donné quelques cours d’anglais. Nous avons pu « discuter » avec les gens ou du moins appréhender leur relation au corps, à la vie, au travail, à la solidarité (ils ont développé l’ambulance humaine ; si l’un d’eux a un souci, 6/7 hommes partent en convoi en courant, le portant sur le dos et se relayant sur le chemin qui amènera le blessé au bus du village puis à l’hôpital). Par de simples soins, nous avons découvert et pu réaliser un mix de médecine traditionnelle associée à notre médecine occidentale.

Nous y avons découvert l’influence du chaman sur la population, même si nous n’avons pas pu le rencontrer. Ce fut une immersion dans une réalité bien loin de la nôtre !”

Le Bangladesh et Madagascar

Et tes expériences suivantes ?

“Enfin au Bangladesh, nous accompagnions plus le social worker dans les dédales de la ville à la rencontre des enfants et donnions un coup de main dans cette maison pleine de vies ! (Pour le moins…) À Madagascar enfin, notre mission était de redresser un dispensaire mourant.

Dispensaire disposant de locaux en bon état, de matériel dentaire dernier cri et d’une maternité avec un fort potentiel. Ce fut vraiment épuisant psychologiquement, car nous nous prenions un mur à chaque initiative ou proposition… En parallèle, nous avons développé un partenariat avec des petites sœurs qui développaient un programme de nutrition dans un quartier défavorisé. Les sœurs nous ont demandé de les former.

Et il y avait du boulot, car la simple notion qu’un enfant de 2 ans et un homme de 40 ans n’ont pas les mêmes besoins était un tsunami pour elles. Là-bas, les habitudes culturelles, même mauvaises et reconnues mauvaises, ont la peau dure.”

Ce que ces expériences ont apporté à Armelle

Qu’est-ce que ces expériences de missions et de voyage t’ont apporté ?

“Globalement, toutes ces expériences m’ont apporté une ouverture d’esprit, une compréhension que… le monde ne se comprend pas toujours !! Cela joue fortement dans mon accompagnement des patients aujourd’hui. Une compréhension que la personne en face de moi peut avoir un lien à son corps, à la maladie, à une partie de son corps (la main gauche impure, toucher les pieds comme signe de respect…) totalement opposé à ma façon de voir cela.

Et donc je dois complètement adapter ma prise en charge afin de la rejoindre. Ça a aussi beaucoup développé mes capacités d’adaptation.

Mes collègues rient quand elles passent derrière mes pansements qui portent clairement ma marque de fabrique… Un petit nœud pour fermer une bande parmi tant d’autres, bien plus efficace qu’un bout de sparadrap, particulièrement quand le pansement va traîner dans la boue, la poussière toute la journée… J’ai acquis une habileté d’adaptation pour travailler avec des gens différents et/ou dans des circonstances sortant de ma zone de confort.

Bon, ça demande tout de même une vraie gymnastique d’esprit en retournant dans un service hospitalier français vis-à-vis de la rigueur de l’hygiène et des protocoles (après 6 mois à laver ma paire de gants jetables, je me suis surprise, à mon retour, à retirer précautionneusement mes gants jetables, à les poser sur mon chariot pour les remettre pour le patient suivant !?).”

Ce que l’Inde a changé pour elle

Comment l’as-tu vécu ?

“Plus précisément, l’Inde m’a profondément façonnée, marquée. Très jeune, sans expérience, j’ai été propulsée dans un monde inconnu que même en mille ans, nous ne pourrions appréhender. J’ai découvert que la surprotection occidentale n’était pas une vérité. Rapidement, je prenais soin de mes patientes épuisées en leur apportant facilement leur dîner dans leur lit.

Ma collègue (aux abords particulièrement bruts tout de même) venait chercher sa patiente et la traînait (au sens littéral) jusqu’à la salle à manger. Avant la fin de mon séjour, ma patiente est décédée, la sienne s’est mariée et a eu un enfant depuis… Marche ou crève… J’y ai découvert « l’être ».

J’étais pleine de fougue et le début de ma mission a été compliqué, car on m’invitait tout le temps à aller me reposer, à ne pas travailler… à ne rien faire… Par la suite, ça s’est fortement inversé, mais je me souviens d’une jeune femme me questionnant, les yeux fortement émus : « Tu es venue de l’autre bout du monde pour t’occuper de nous ? ».

J’y ai été profondément marquée par mes limites, mes erreurs de jugement irrémédiables… Là-bas, tout est décuplé, loin de nos repères… J’en ai gardé des amitiés fortes encore aujourd’hui.”

Monter un projet humanitaire

Qu’as-tu découvert sur la création de projet de voyage humanitaire ?

“Avec l’expérience de « Comment on soigne chez toi ? » en Asie, ça a été une école sur la réalité de monter un projet. Nous y avons rencontré des gens formidables qui donnent tout dans leur pays même. C’est si facile, une fois à l’autre bout du monde, de donner de son temps, de son argent pour une aventure qui, on le sait, nous fera grandir bien plus que ce que je vais moi apporter sur place.

Je pense souvent à ce jeune Bengali, Pradeep, issu d’une famille aisée, qui avait créé une école sur les toits de son village et qui était l’ami de tous les habitants.

Il ne pouvait s’empêcher d’acheter à untel croisé une paire de tongs, à ces enfants aux regards joueurs un ballon de foot, à cette mère qui faisait la manche un paquet de couches pour ses enfants… À ma question d’où était sa limite, il me répondit avec une évidence bouleversante : « Tant que j’ai de l’argent, je donne, quand je n’en aurai plus, bah, je ne donnerai plus. » Oui, je garde de cette expérience des visages. Et des dons simples, mais qui donnent confiance dans la vie.

Madagascar a été une toute autre aventure. J’en retiens surtout toute la limite de l’humanitaire. Arriver avec notre regard d’Occidentaux, vouloir changer les choses à notre manière sans prendre en compte la culture et l’impact que cela entraîne. Participer à l’assistanat d’un pays…”

Les conseils d’Armelle

As-tu un conseil pour une infirmière qui souhaiterait se lancer dans ce projet ?

“Si ton cœur t’appelle à partir, fonce ! Mais prépare ton voyage. Ouvre ton cœur et ton esprit. Ne viens avec aucune idée préconçue. Si tu pars avec une grosse association qui a l’habitude, fais-leur confiance. Si tu pars dans des petites ONG, laisse-toi le temps d’écouter, de comprendre. Le regard posé sur les gens, sur la situation est bien plus important que l’action. Viens avec beaucoup d’humilité.

Oui, tu as un savoir qui est primordial là où tu iras, mais tu ne connais rien au mode de vie, à la mentalité. Sois prête à être retournée et déplacée. Sois prête à vivre !”

Ce que le témoignage d’Armelle permet de retenir

Ce qui ressort le plus de son parcours, c’est la place de l’écoute et de l’adaptation. Une compétence infirmière peut être utile partout, mais elle ne suffit pas à comprendre une culture locale, les besoins d’une population ou la façon dont une équipe travaille déjà sur place.

Si cette voie t’attire, son expérience peut t’aider à te projeter. Pour les organismes, les profils recherchés et les démarches actuelles, retrouve notre guide Infirmière en humanitaire : comment se lancer ?

Encadrer des séjours adaptés

Certaines associations recrutent des soignants pour encadrer des séjours adaptés. C’est une autre façon de changer d’environnement sans partir travailler durablement à l’étranger.

L’ENVOL recherche par exemple des IDE ou des puéricultrices bénévoles pour accompagner des enfants malades lors de ses séjours. Les professionnels de santé participent aux soins et à la vie du groupe, sous la coordination de l’équipe de l’association.

Il s’agit ici de bénévolat, sur des périodes déterminées. Si ce format t’attire, vérifie directement auprès de l’association les missions, les dates, la formation demandée et les modalités proposées au moment où tu candidates.

Et le rapatriement sanitaire ?

Le rapatriement sanitaire permet lui aussi de voyager tout en restant infirmière. Mais c’est un métier à part entière, auquel nous avons consacré un guide complet.

Mina, ainsi que Flavie que tu as découverte plus haut à bord d’un bateau de croisière, ont toutes les deux raconté à Charlotte K leur travail dans le rapatriement sanitaire. Retrouve leurs témoignages complets, les missions, les profils recherchés et les points à vérifier dans notre guide Infirmier en rapatriement sanitaire.

Comment choisir ta façon de travailler et de voyager ?

Une envie de départ peut cacher des projets très différents. Avant de te lancer, demande-toi ce que tu veux vraiment changer.

  1. Ton lieu de vie : veux-tu t’installer dans un autre pays, partir quelques mois ou simplement multiplier les déplacements ?
  2. Ton métier : veux-tu continuer à exercer comme IDE, utiliser davantage certaines compétences ou faire une pause dans les soins ?
  3. Ton organisation : quelles contraintes sont compatibles avec ta famille, ton rythme de vie, tes revenus et tes autres projets ?
  4. Les exigences du poste : quelles démarches, compétences, langues, expériences et conditions contractuelles sont réellement demandées ?

Pour découvrir d’autres façons d’utiliser ton diplôme, explore aussi nos 10 postes infirmiers atypiques ou les autres façons d’exercer ou d’évoluer après IDE.

Ton projet consiste plutôt à quitter ton poste pendant un temps pour prendre la route ? La suite t’attend dans Être infirmière et tout quitter pour voyager.

Tu hésites encore entre plusieurs pistes ? Commence par le quiz carrière santé infirmière ou télécharge le guide offert pour réussir ton évolution professionnelle après IDE.

Foire aux questions

Peut-on travailler à l’étranger avec un diplôme infirmier français ?

Oui, mais les démarches dépendent du pays : reconnaissance du diplôme, inscription professionnelle, langue et droit au travail varient selon la destination. Dans l’Union européenne, un système de reconnaissance automatique existe pour les infirmiers responsables de soins généraux lorsque les conditions européennes sont remplies.

Le diplôme infirmier français est-il reconnu automatiquement partout ?

Non. Il n’y a pas de reconnaissance mondiale automatique du diplôme français. Selon la destination, tu peux devoir obtenir une reconnaissance ou une équivalence, t’inscrire auprès d’un organisme professionnel, justifier ton niveau de langue ou remplir des conditions d’immigration et de droit au travail.

Faut-il parler anglais pour travailler comme infirmière à l’étranger ?

Cela dépend de la destination et du poste. L’anglais peut être indispensable dans un environnement international, mais la langue réellement exigée est celle qui te permet de travailler et de communiquer avec les patients, les équipes et les organismes du pays concerné. Vérifie le niveau demandé avant de construire ton projet autour d’une destination.

Comment devenir infirmier en rapatriement sanitaire ?

C’est un métier à part entière. Missions, expérience clinique utile, recrutement et témoignages de Mina et Flavie : tout est réuni dans notre guide Infirmier en rapatriement sanitaire.

Sources et méthode

Les interviews de Flavie, Armelle et Aurélie ont été recueillies et publiées par Charlotte K en 2022. Leurs questions et leurs réponses sont reproduites telles qu’elles ont été recueillies, avec des corrections orthographiques et grammaticales qui n’en changent pas le contenu. Elles racontent leurs expériences professionnelles à cette période.

Les informations sur la reconnaissance des qualifications infirmières dans l’Union européenne ont été vérifiées en septembre 2026 à partir des ressources officielles de la Commission européenne et de Your Europe.

La partie consacrée aux séjours adaptés a été actualisée en septembre 2026 à partir des informations officielles de L’ENVOL sur le recrutement de professionnels de santé bénévoles.

Les critères de recrutement, les démarches d’immigration, les équivalences, les formations et les conditions de travail peuvent évoluer. Les témoignages racontent des expériences ; pour les règles en vigueur, vérifie toujours les sources officielles et les organismes concernés au moment de ton projet.

Rédigé par Pascaline Olivier
Relu et validé par Charlotte Kerbrat

5/5 - (4 votes)

À propos de Pascaline Olivier

Depuis 2019, je mets ma plume au service des entreprises engagées et des soignants. Ancienne infirmière diplômée d’État, j’écris notamment sur les réalités du métier et l’évolution professionnelle des IDE. Mon objectif : proposer des contenus clairs, concrets et documentés, qui mettent en lumière la diversité des possibilités et des parcours.

12 Commentaires

  1. Lola BLANC

    Bonjour,
    Je suis actuellement infirmière en réanimation depuis 3 ans et demi
    Le rapatriement sanitaire m’intéresse mais je ne sais pas exactement où postuler.
    Pensez vous qu’il est possible de me mettre en relation avec des personnes travaillant dans le rapatriement sanitaire ..? Bien à vous

    Reply
    • Pascaline Olivier

      Bonjour Lola,
      Un grand merci pour ton message, c’est un travail qui a l’air fascinant en effet !
      Le plus simple, si tu veux avoir des retours d’IDE qui font du rapatriement sanitaire, c’est de poser ta question sur notre groupe Facebook.
      Nous sommes très nombreuses ( + de 33 000 :)) et tu auras à tous les coups des infirmières pour te répondre.
      Belle journée à toi et bienvenue dans la communauté Charlotte K
      Pascaline

      Reply
  2. lena turino

    Bonjour,

    Je m’appelle Léna et je suis actuellement étudiante en 3ème année d’infirmière. Je réalise un mémoire sur l’impact des expériences professionnelles dans les pays en voie de développement sur la pratique infirmière.
    Je souhaiterais interroger des infirmiers ayant vécu une telle expérience afin de mieux comprendre comment elle a pu influencer leur parcours professionnel et personnel.
    Étant moi-même sur le point de partir en stage à Madagascar, ce sujet m’intéresse tout particulièrement.

    N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez partager votre expérience.

    Cordialement
    Merci,
    Léna Turino

    Reply
  3. Anquetil

    Bonjour

    Je suis actuellement en Polynésie et j’ai demandé une dispo pour 1 an à partir de février 2025.
    Je souhaiterais partir sur un bateau et allier voyage et soins et partir sur les différents DOM TOM .
    On m’a parlé de la réserve sanitaire ,est-ce que quelqu’un saurait me dire si c’est plus sage de partir avec eux ?
    En même temps je souhaiterais passer un master management organisation de la santé et des projets lié à la santé. Mais ils demandent déjà de l’expérience avant d’entrer dans le master je ne comprends pas pourquoi c’est toujours compliqué pour les infirmier de se former pour évoluer, je souhaitais profiter de ce retour en Métropole pour faire le point et me renseigner sur les formations possible.
    J’aimerais me tourner après cela vers un métier lié aux soins de l’environnement ou à la nature marine ou terrienne animal . Un master ou une formation.
    Connaissez vous des passerelles ?
    Merci beaucoup

    Reply
    • Pascaline

      Bonjour bonjour,
      Merci pour ton message, quels projets !! C’est super bravo !
      Alors si tu veux avoir des réponses d’infirmières qui sont passés par là et qui ont suivi les voies que tu évoques, je t’invite à poser tes questions sur notre groupe Facebook.

      Si tu as besoin d’aide pour discerner et savoir dans quelle voie exactement te lancer, l’équipe est là pour ça,
      tu peux prendre un RDV découverte offert pour faire le point : clique ici
      Plein de belles choses pour la suite de tes aventures.
      Bienvenue dans la communauté Charlotte K
      Pascaline

      Reply
  4. Candice

    bonjour,
    je suis étudiante infirmière et je suis passionnée de voile. J’aime l’idée de pouvoir associer ces deux univers. Pensez-vous que les infirmiers sur bateau recherche ou sont prêt à recevoir des étudiants ?

    bien à vous,

    Candice

    Reply
    • Pascaline

      Bonjour Candice,

      Merci pour ton message, c’est une idée géniale !
      Malheureusement, de l’avis de Flavie à qui j’ai posé la question, ce n’est pas possible pour des histoires de place sur les bateaux.
      Cela vaudrait peut-être le coup de voir directement avec les entreprises ?
      Tu nous tiendras au courant ?

      Bienvenue dans la communauté Charlotte K
      Pascaline

      Reply
  5. Thomas Florence

    Infirmière scolaire depuis plus de 20 ans j’aimerai travailler à l’étranger mais j’ai cette impression qu’il vaut mieux venir du milieu hospitalier pour postuler. Pourtant j’ai des compétences : accueil, analyse, soins et orientation dans les situations d’urgences (trauma, asthme, épilepsie, allergies, gynécologiques ….), dans l’éducation à la santé et prévention, écoute relation d’aide, crise suicidaire , organisation des soins dans un internat… je ne sais pas vers quoi ni quel pays me tourner. Peut être avez vous des idées et conseils ? (j’ai 54 ans)
    Florence

    Reply
    • Pascaline

      Bonjour Florence,

      Merci pour ton message et l’intérêt que tu portes à Charlotte K 🙂

      Ta question étant bien spécifique, tu peux peut-être faire appel aux expériences de la communauté pour avoir des informations sur les différents pays où il fait bon exercer en tant qu’infirmière ?

      Est-ce que tu as déjà rejoint notre groupe Facebook ouvert ? Tu peux cliquer sur le lien.

      Il te permettra de poser directement tes questions à d’autres professionnels dans le même cas que toi.

      Je te souhaite une belle journée. Bienvenue dans la communauté Charlotte K !
      À bientôt,

      Pascaline de l’équipe Charlotte K

      Reply
      • Robin

        Bonjour à toute l’équipe,

        Tout d’abord merci pour ce partage d’expérience très enrichissant.

        Je suis actuellement infirmier en remote site en Somalie sur un camp de l’Union européenne et je recherche une nouvelle aventure.

        J’ai été hyper intrigué par l’expérience de Flavie (Evasan) et j’aurais voulu savoir si vous pouviez nous mettre en contact pour avoir plus d’informations ?

        Merci pour votre aide et bonne continuation !

        Robin

        Reply
  6. Emmanuelle

    Merci pour ces beaux partages.
    Quel plaisir à lire !

    Reply
    • Pascaline

      Bonjour Emmanuelle,

      Un grand merci pour ce message. C’est très encourageant de voir que nos articles vous plaisent 🙂

      Je te souhaite une belle journée. Bienvenue dans la communauté Charlotte K !
      À bientôt,

      Pascaline de l’équipe Charlotte K

      Reply

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