La Suisse peut attirer quand tu veux rester infirmière tout en changeant d’environnement : rémunération plus élevée dans certains postes, autre organisation des soins, possibilité de devenir frontalière ou envie de découvrir un autre système de santé. Mais comparer uniquement deux salaires n’aide pas vraiment à décider.
Dans ce guide, tu vas trouver les étapes actualisées pour faire reconnaître un diplôme infirmier français, un exemple de rémunération issu d’une grille officielle, les principales règles pour un emploi frontalier ou une installation sur place, et deux vécus de terrain différents : ceux de Natacha et de Nawel, deux infirmières françaises ayant exercé dans le pays.
À retenir :
- La profession infirmière est réglementée : avec un diplôme étranger, l’examen du titre passe par la Croix-Rouge suisse.
- La demande commence actuellement par un PreCheck obligatoire et gratuit. La Croix-Rouge suisse annonce jusqu’à quatre semaines pour ce PreCheck puis jusqu’à quatre mois jusqu’à une première décision lorsque le dossier complet a été déposé.
- Le dispositif général actuel ne mentionne pas deux années d’exercice professionnel comme condition générale pour une IDE diplômée à l’étranger.
- Le salaire dépend du canton, de l’établissement, du poste, de l’ancienneté et du taux d’activité. Il vaut mieux partir d’une grille ou d’une offre officielle que d’un « salaire moyen suisse ».
- Les témoignages de Natacha et Nawel montrent deux vécus positifs mais nuancés : conditions de travail, rigueur, trajets, coût de la vie et organisation peuvent compter autant que la rémunération.
Table des matières
- Peut-on travailler en Suisse avec un diplôme infirmier français ?
- Quelles démarches pour devenir infirmière en Suisse ?
- Peut-on travailler en Suisse juste après son diplôme infirmier ?
- Quel salaire pour une infirmière en Suisse ?
- Infirmière en Suisse : quels avantages et inconvénients ?
- Frontalière ou résidente en Suisse : qu’est-ce que ça change ?
- À quoi ressemble vraiment le travail d’une IDE en Suisse ? Le témoignage de Natacha
- Et les démarches racontées dans les anciens témoignages ?
- Faire ses études d’infirmière en Suisse
- Alors, est-ce vraiment une bonne idée de devenir infirmière en Suisse ?
- Sources et méthode
- Témoignage complet de Nawel : son expérience d’infirmière en Suisse
Peut-on travailler en Suisse avec un diplôme infirmier français ?
Oui, mais ton diplôme doit être reconnu pour exercer la profession infirmière. La Croix-Rouge suisse gère l’examen des titres étrangers pour cette profession de santé réglementée.
Le point important est de ne pas confondre trois sujets : la reconnaissance professionnelle, l’autorisation cantonale de pratiquer et le permis de travail ou de séjour. Ce sont des formalités différentes.
L’examen du titre permet de faire valider ton diplôme étranger. Ensuite, selon le canton où tu exerces, une étape supplémentaire peut être nécessaire. À Genève, par exemple, les infirmières titulaires d’un diplôme étranger reconnu doivent demander une autorisation de pratiquer.
Enfin, ta situation de résidente ou de frontalière détermine les formalités relevant du droit des étrangers. Pour une Française, les règles UE/AELE s’appliquent.
Quelles démarches pour devenir infirmière en Suisse ?
Commence par le PreCheck auprès de la Croix-Rouge suisse. Chercher un appartement ou comparer dix offres d’emploi avant d’avoir vérifié cette étape te fait prendre le problème à l’envers.
| Étape | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| 1. PreCheck | Le PreCheck de la Croix-Rouge suisse est obligatoire et gratuit. Le délai annoncé est de quatre semaines maximum lorsque tous les documents nécessaires ont été fournis. |
| 2. Dossier auprès de la Croix-Rouge suisse | Après un PreCheck positif, tu constitues le dossier demandé et règles les frais correspondants. Une fois le dossier complet et payé, la Croix-Rouge suisse annonce jusqu’à quatre mois avant une première décision. |
| 3. Documents et langue | Le dossier complet peut notamment nécessiter un Certificate of Current Professional Status ou une Letter of Good Standing de moins de trois mois. La Croix-Rouge suisse reconnaît des certificats B2 en français, allemand ou italien. |
| 4. Canton d’exercice | Vérifie les règles du canton où tu travailleras. Une autorisation cantonale de pratiquer peut s’ajouter à la validation de ton titre. |
| 5. Permis de travail ou de séjour | Si tu es ressortissante UE/AELE, les formalités diffèrent selon la durée du contrat et selon que tu t’installes sur place ou que tu restes frontalière. |
Combien coûte la reconnaissance du diplôme ?
La Croix-Rouge suisse affiche actuellement plusieurs tarifs selon le dossier : 550 CHF pour certains diplômes infirmiers ou obstétricaux figurant dans l’annexe V de la directive européenne concernée, 930 CHF lorsque le dossier ne nécessite pas de mesure de compensation et 1 000 CHF lorsqu’une mesure de compensation est exigée. Selon la profession, 130 CHF supplémentaires peuvent s’ajouter pour l’inscription au registre national.
Ne pars donc pas d’un ancien témoignage qui annonce « environ 500 » ou « environ 1 000 francs ». Le tarif applicable est celui indiqué pour ton propre dossier au moment où tu l’engages.
Faut-il obligatoirement avoir deux ans d’expérience en France ?
Les règles générales actuelles publiées par la Croix-Rouge suisse ne mentionnent pas de minimum de deux années d’exercice avant de pouvoir faire examiner le diplôme d’une IDE formée à l’étranger.
La confusion vient notamment du fait que d’autres dispositifs suisses concernant certains anciens titres infirmiers comportent bien une condition de deux ans. Ce n’est pas la règle générale à appliquer à une IDE française diplômée.
En revanche, un employeur peut exiger une expérience professionnelle pour un poste donné. Ce sont deux questions différentes : être autorisée à exercer ne signifie pas être recrutée sur n’importe quel poste.
Quel niveau de langue faut-il ?
Pour le dossier auprès de la Croix-Rouge suisse, des certificats B2 en allemand, français ou italien sont reconnus.
Un établissement peut demander davantage. Une offre récente du CHUV pour un poste en soins continus, par exemple, exigeait un C1 en français. Vérifie donc toujours les critères de l’offre en plus de ceux nécessaires pour ton titre professionnel.
Peut-on travailler en Suisse juste après son diplôme infirmier ?
Il n’existe pas, dans les règles générales actuelles de la Croix-Rouge suisse, de disposition imposant à toutes les jeunes diplômées de travailler deux ans en France avant de pouvoir faire examiner leur diplôme.
Tu peux donc lancer ton dossier sans attendre d’avoir deux années d’ancienneté. La vraie difficulté peut ensuite venir du recrutement : certaines offres d’emploi sont accessibles à des profils variés, alors que d’autres demandent plusieurs années de pratique dans une spécialité précise.
C’est important parce que plusieurs IDE ont posé exactement cette question sous l’ancienne version de cet article. La bonne réponse n’est donc ni « oui, sans aucune condition » ni « non, il faut obligatoirement deux ans ». Il faut séparer les conditions permettant d’exercer des critères de recrutement du poste que tu vises.
Quel salaire pour une infirmière en Suisse ?
Il n’existe pas un salaire unique de l’infirmière en Suisse. La rémunération varie notamment selon le canton, l’employeur, le poste, la classe salariale, l’ancienneté et le taux d’activité.
Pour donner un repère vérifiable, une offre du CHUV publiée en 2026 pour une infirmière diplômée en soins continus classe le poste entre les niveaux 8 et 9 selon le profil.
| Exemple officiel dans le canton de Vaud en 2026 | Minimum annuel brut | Maximum annuel brut |
|---|---|---|
| Classe 8 | 71 379 CHF | 103 500 CHF |
| Classe 9 | 77 068 CHF | 111 749 CHF |
Ces chiffres proviennent de l’échelle salariale 2026 de l’État de Vaud et comprennent le treizième salaire. Ils servent d’exemple officiel : ils ne constituent pas une rémunération nationale applicable à toutes les infirmières.
Si tu veux comparer avec la France, tu peux consulter notre guide sur le salaire infirmier. Mais avant d’accepter un contrat de travail, ne compare pas seulement deux rémunérations brutes ou nettes. Le logement, les transports, l’assurance maladie, la fiscalité, ton taux d’activité et ton lieu de résidence peuvent complètement modifier le résultat.
Ce que Natacha retient du salaire suisse
Natacha a travaillé plusieurs années dans le pays avant de quitter l’exercice infirmier. Dans son témoignage vidéo enregistré en 2021, elle insiste justement sur ce point : le salaire affiché lui semblait plus élevé qu’en France, mais elle trouvait trompeur de l’isoler du coût de la vie, du logement et de la situation de frontalière ou de résidente.
Elle explique aussi qu’elle travaillait à 80 %. Dans son cas, ce temps partiel lui permettait de retrouver un volume de travail qu’elle comparait davantage à un temps plein français.
« Pour quelle raison, en fait, tu vas y aller ? »
C’est probablement la question la plus utile de son témoignage. Si ton seul objectif est financier, il faut calculer ton scénario réel avant de décider. Si tu cherches aussi un autre environnement professionnel, une région précise ou une autre manière d’exercer ton métier, le raisonnement n’est plus le même.
Infirmière en Suisse : quels avantages et inconvénients ?
Il n’existe pas une seule réalité du métier infirmier en Suisse. Natacha et Nawel ont exercé dans des contextes différents, et leurs témoignages permettent justement d’éviter le fantasme de « l’Eldorado suisse » comme le rejet inverse.
| Point à comparer | Ce que montrent les faits ou témoignages | Ce qu’il faut vérifier pour toi |
|---|---|---|
| Rémunération | Les grilles peuvent afficher des salaires nominaux supérieurs à la France. Natacha rappelle cependant que son niveau de vie dépendait fortement de ses dépenses et de son lieu de résidence. | Ton salaire proposé, ton taux d’activité, ton logement, tes transports, ton assurance maladie et ta fiscalité. |
| Charge en soins | Natacha raconte avoir eu jusqu’à six patients en chirurgie pédiatrique et deux à trois patientes en maternité. Nawel rapporte de son côté quatre à six patients par IDE en chirurgie dans son établissement. | Ne transforme pas ces deux témoignages en ratio national. Demande l’organisation réelle du service visé. |
| Conditions de travail | Nawel appréciait particulièrement la rigueur des protocoles. Natacha décrit elle aussi un quotidien différent de la France, mais rappelle que le rythme et les contraintes restent bien présents. | Horaires, nuits, week-ends, rotation, temps partiel, politique de remplacement. |
| Vie de frontalière | Natacha insiste sur les bouchons, le stationnement et le temps passé sur la route. Nawel traversait également la frontière quotidiennement. | Fais le trajet à l’heure où tu le ferais réellement avant de choisir ton logement. |
| Environnement professionnel | Natacha a apprécié de travailler avec une patientèle internationale et d’utiliser l’anglais. Nawel souligne la diversité culturelle et la rigueur professionnelle qu’elle recherchait. | Le type d’établissement, de service et de patientèle compte autant que le pays. |
Deux témoignages historiques convergent donc sur certains points, notamment une charge en soins qu’elles ont perçue comme plus favorable dans leurs services respectifs. Cela reste une information de première main, pas une statistique sur tous les établissements suisses.
Frontalière ou résidente en Suisse : qu’est-ce que ça change ?
Pour une infirmière française, vivre en France et travailler en Suisse n’entraîne pas les mêmes formalités que s’y installer.
Si tu deviens frontalière
Une frontalière UE/AELE vit dans un État UE/AELE et travaille en Suisse, avec un retour au domicile principal à l’étranger au moins une fois par semaine. Pour une activité de plus de trois mois, un permis G peut être nécessaire ; il est délivré par les autorités cantonales.
Pour une activité lucrative de trois mois maximum au cours de l’année civile, la situation peut relever du système d’annonce plutôt que d’une autorisation classique.
Sur le papier, rester en France peut sembler simple. Dans la réalité, Natacha insiste sur un coût moins visible : le temps. Elle évoque les bouchons quotidiens autour de Genève, les problèmes de stationnement et l’importance d’anticiper le trajet avant de choisir son domicile.
Si tu t’installes en Suisse
Pour une ressortissante UE/AELE qui exerce une activité de plus de trois mois, l’autorisation de séjour vaut également comme autorisation de travail. Il faut notamment disposer d’un engagement ou d’une attestation d’emploi et déclarer son arrivée selon les règles applicables.
Si tu n’es pas ressortissante UE/AELE, ne transpose pas ces règles à ta situation : les conditions d’accès au marché du travail sont différentes.
À quoi ressemble vraiment le travail d’une IDE en Suisse ? Le témoignage de Natacha
Natacha témoigne dans une vidéo Charlotte K publiée le 23 février 2021. Elle avait exercé comme infirmière dans le pays pendant plusieurs années. Son témoignage n’a donc pas vocation à donner les règles administratives ou les salaires de 2026 ; son intérêt est ailleurs : il raconte le quotidien.
Dans la clinique privée où elle travaillait, elle évoque jusqu’à six patients à charge en chirurgie pédiatrique lorsqu’elle travaillait en douze heures avec une auxiliaire. En maternité, elle parle de deux à trois patientes, avec prise en charge du couple mère-bébé. Elle avait aussi apprécié de pouvoir travailler avec des patients anglophones.
Elle raconte une entrée sur le marché du travail par l’intérim, tout en précisant elle-même que les pratiques de recrutement avaient déjà commencé à évoluer au moment de l’enregistrement. C’est exactement la bonne façon de lire ce témoignage : comme la photographie d’un parcours, pas comme une règle d’embauche actuelle.
Elle décrit également l’envers du décor : temps passé sur la route lorsqu’on est frontalière, difficultés de stationnement, coût du logement, rapport de force avec certains employeurs et rémunération qui lui paraissait moins spectaculaire une fois replacée dans son budget réel.
Charlotte K retient surtout une chose de ce parcours : changer de pays ne répond pas automatiquement à la question « qu’est-ce que je veux changer dans mon métier ? ». Une IDE peut vouloir davantage de salaire, moins de patients, un autre rythme, une nouvelle région ou simplement retrouver du plaisir à exercer. Ce ne sont pas les mêmes projets.
Et les démarches racontées dans les anciens témoignages ?
Natacha et Nawel décrivent toutes les deux les formalités qu’elles ont accomplies à leur époque. Elles sont précieuses pour comprendre ce que représente administrativement un départ, mais elles ne doivent plus servir de mode d’emploi en 2026.
Natacha raconte par exemple avoir adressé son dossier à la Croix-Rouge suisse puis effectué une étape cantonale à Genève. Elle se souvient également d’un coût et d’un délai de plusieurs mois. Ces souvenirs sont cohérents avec l’existence actuelle de plusieurs étapes, mais les tarifs, documents et règles à utiliser aujourd’hui sont ceux des autorités présentés plus haut.
De la même façon, l’ancienne affirmation selon laquelle il faudrait obligatoirement deux ans d’exercice en France ne doit plus être présentée comme une règle générale.
Faire ses études d’infirmière en Suisse
Si tu n’es pas encore infirmière et que tu veux suivre une formation en soins infirmiers en Suisse romande, ne pars pas de l’ancienne formule « une année de prépa obligatoire puis trois ans d’études ».
À la HES-SO, le Bachelor of Science en soins infirmiers représente actuellement 180 crédits ECTS et dure trois ans à temps plein. Des parcours en emploi ou à temps partiel existent également dans certaines écoles avec une durée différente.
Pour l’année académique 2026-2027, la HES-SO indique pour un baccalauréat général français obtenu depuis 2021 une moyenne minimale de 12/20, avec des exigences complémentaires portant notamment sur les spécialités scientifiques. Une première expérience du monde du travail fait également partie des conditions générales d’admission HES-SO.
Ces conditions dépendent du diplôme que tu possèdes et de la haute école spécialisée choisie. Vérifie donc ton admission directement auprès de l’établissement visé plutôt que d’appliquer une règle générale trouvée dans un ancien article.
Alors, est-ce vraiment une bonne idée de devenir infirmière en Suisse ?
La Suisse peut être une très bonne piste si tu veux rester IDE mais changer de cadre d’exercice. Mais « partir en Suisse » n’est pas encore un projet professionnel complet.
Avant de décider, pose-toi quatre questions :
- Qu’est-ce que je cherche réellement à améliorer : salaire, charge de travail, horaires, environnement, région ou contenu du métier ?
- Le poste que je vise améliore-t-il réellement ce point ?
- Que reste-t-il de l’avantage lorsque j’intègre logement, transport, assurance maladie, fiscalité et temps de trajet dans mon scénario ?
- Si je changeais de service, de mode d’exercice ou de poste infirmier sans changer de pays, est-ce que cela répondrait déjà à mon besoin ?
C’est là que les témoignages de Natacha et Nawel sont intéressants : toutes les deux ont trouvé de vraies qualités à leur passage en Suisse, mais aucune ne raconte un pays magique où toutes les contraintes du métier disparaissent.
Si tu hésites entre la Suisse et un autre environnement de travail, tu peux aussi explorer les autres façons d’exercer ou d’évoluer après IDE. L’objectif n’est pas forcément de quitter ton métier : il peut simplement s’agir de trouver l’endroit et la façon de l’exercer qui te correspondent mieux.
Sources et méthode
Article vérifié le 8 septembre 2026. Les informations réglementaires et administratives actuelles reposent en priorité sur les pages officielles de la Croix-Rouge suisse concernant les titres professionnels étrangers, du Secrétariat d’État suisse aux migrations pour le séjour et le travail des ressortissants UE/AELE, et du canton de Genève pour l’autorisation de pratiquer.
Le repère salarial utilise une offre d’emploi infirmière du CHUV publiée en 2026 et l’échelle salariale officielle 2026 de l’État de Vaud. Il s’agit d’un exemple documenté dans un canton et un établissement donnés, pas d’un salaire moyen applicable à toutes les infirmières du pays. Les chiffres sont indiqués en brut annuel et l’échelle inclut le treizième salaire.
Les informations sur les études proviennent de la HES-SO : Bachelor en soins infirmiers et conditions d’admission 2026-2027 pour les diplômes français.
Les témoignages de Natacha et Nawel sont deux vécus individuels publiés sur les propriétés Charlotte K. Natacha témoigne dans une vidéo publiée en février 2021 ; Nawel dans la version historique de cet article. Leurs récits apportent des informations de première main sur le quotidien, mais ne servent pas à établir une règle nationale, un salaire actuel, un nombre standard de patients ou une formalité administrative de 2026.
Témoignage complet de Nawel : son expérience d’infirmière en Suisse
Ce témoignage historique est conservé dans son intégralité pour préserver l’expérience de Nawel. Les règles, démarches et repères salariaux qu’elle évoque correspondent à son expérience de l’époque : pour préparer un projet aujourd’hui, utilise les informations actualisées présentées plus haut dans l’article.
Parcours professionnel
Peux-tu nous parler de ton parcours en tant qu’IDE ?
« Diplômée depuis 2003, j’ai réalisé mes stages dans les grands CHU lyonnais. Pour mon premier emploi, j’ai commencé par exercer dans un hôpital public proche de la frontière Suisse. Je ne me retrouvais pas dans la façon de soigner, je ne comptais plus les dizaines d’heures supplémentaires cumulées. J’ai démissionné avant d’être titularisée au bout de 9 mois.
J’ai ensuite travailler à l’HAD (la première de Haute-Savoie), c’était un véritable challenge d’associer soins techniques et soins à domicile. Les HAD étaient peu développés à cette époque là. J’y suis restée de 2004 à 2011.
J’ai démissionné afin de pouvoir retourner en CHU. En effet j’ai obtenu mon DU plaie et cicatrisation en 2009 et souhaitais perfectionner la technique dans un CHU. »
Pourquoi la Suisse
Pourquoi avoir choisi la Suisse ?
« Le CHU le plus proche étant à Genève, j’ai décidé de travailler aux HUG (Hôpitaux Universitaires de Genève) afin de retrouver un enseignement universitaire pour augmenter mes connaissances en matière de plaies et cicatrisation. »
Reconnaissance du diplôme
Le diplôme d’IDE est-il reconnu en Suisse ?
« Il y a une reconnaissance de diplôme à demander auprès de la Croix-Rouge suisse. »
Démarches pour aller travailler en Suisse
Quelles sont les démarches pour aller travailler en Suisse ?
« Il y a un dossier à remplir pour la reconnaissance de diplôme auprès de la Croix-Rouge. Il faut justifier d’une expérience de 2 ans d’activité en France, d’un casier judiciaire vierge et obtenir un permis de travail (demandé par l’employeur). »
Combien de temps rester en Suisse
Combien de temps conseilles-tu de rester en Suisse ?
« Tout dépend de sa façon de gérer son travail, en Suisse même avec le statut de fonctionnaire, on doit rendre des comptes, être carré niveau protocole et procédure.
Je connais beaucoup d’IDE qui on préféré retourner en France pour un salaire moindre plutôt que de se plier à la rigueur exigée. Personnellement, j’aimais beaucoup ce côté protocolaire et rigoureux. Certaines de mes anciennes collègues y travaillent depuis plus de 20 ans. »
Avantages
Quels sont les avantages selon toi de ta vie (qualité de vie) en Suisse ?
« J’étais frontalière donc je vivais en France et traversais la frontière tous les jours. Les avantages sont la diversité culturelle, la culture (musée, expo). La suisse est un pays parfait pour les amoureux de la montagne et les accro au shopping aussi. »
Quels sont les avantages selon toi d’exercer en tant qu’IDE en Suisse ?
« Les conditions de travail sont très satisfaisantes (4 à 6 patients/ide en chirurgie), en cas de manque de personnel, les cadres de santé ont très facilement recours aux intérimaires. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai commencé dans le service où j’ai été embauché puis titularisé ensuite. »
Différence avec IDE en France
Quelles sont les différences niveau professionnel avec IDE en France ?
« Les diplômés Français ont un cursus beaucoup plus technique et polyvalent que les diplômés suisses. Il n’est pas rare de voir une spécialiste pansement, une piqueuse auxquelles ont peut faire appel dans le service. Les diplômes Français ont une réelle polyvalence très apprécié en Suisse. »
Inconvénients
Quels sont les inconvénients selon toi de la vie en Suisse ?
« Le rythme est à 42 h/semaine, le rythme jour/nuit est imposé. Mais les temps partiels sont très classiques en Suisse à tous les pourcentages de 90 à 40%. Les frais courants peuvent être très élevés (loyers, alimentation, abonnement téléphonique, assurance santé). Mieux vaut être frontalier (vivre en France et travailler en Suisse). »
Évolutions professionnelles
Quelles sont les évolutions professionnelles possibles en Suisse ?
Il y a beaucoup d’évolutions possibles. Énormément de formation sont proposées en Suisse.
« La plupart de mes collègues ont évoluées pour devenir infirmière anesthésiste, cadre de santé ou infirmière en recherche clinique, référente hygiène et qualité. »
Salaire infirmier en Suisse
Quel est le salaire d’un IDE en Suisse ?
« Je touchais entre 4000 et 4500 euros net/mois et net d’impôts (prélèvements à la source) à 80% (j’avais négocié la reprise de mes 9 ans d’ancienneté).
Après le salaire dépend aussi du taux de change en cours et l’affiliation à la sécurité sociale est à payer en France (URSSAF). Comme en France les impôts dépendent de la situation familiale. »
Projet actuel de prestataire de santé
Peux-tu parler de ton travail actuel ?
« En 2014, j’ai décidé de créer mon cabinet d’infirmière libérale à Annecy, toujours passionnée par la prise en charge des plaies et des stomies. Je suis vite devenue la référence en cicatrisation et débordée par les demandes de patients complexes (brûlures, ulcères, plaies et stomies complexes).
Frustrée de ne pas pouvoir répondre à toutes les demandes de soins, j’ai décidé d’arrêter de libéral afin de créer une entreprise de prestataire de santé spécialisée en plaie et cicatrisation. Pour créer un véritable réseau autour du patient et un lien ville/hôpital.
Afin de piloter mon entreprise j’ai débuté un master 2 en Management et Administration des Entreprises à l’IAE. Ce projet me tient à cœur, ainsi qu’à de nombreuses parties prenantes. Me former était donc indispensable afin de développer la meilleure stratégie pour rendre mon entreprise durable.
Le master est quasi fini, il reste à rendre le mémoire. L’entreprise démarre bien même si la situation sanitaire complique la communication et la promotion de mon entreprise. »
Tu peux retrouver Nawel sur son compte Instagram @cicalac74 !


Bonjour, je suis infirmière diplômée depuis 2017, actuellement en deuxième année Master 2 en pratique avancée ,pensez-vous que je pourrais travailler avec mon nouveau diplôme e d’ IPA. merci
Bonjour,
Merci beaucoup pour ton commentaire et bravo pour ton parcours.
Peux-tu préciser un peu ta question ?
Tu souhaites travailler en tant qu’IPA ?
Si tu te poses des questions et que tu souhaites faire le point sur ton projet, je te propose de prendre un rendez-vous téléphonique (30 mins, gratuit) pour faire le point avec une personne de l’équipe et voir si nous pouvons apporter ensemble des réponses à tes questions.
Voici le lien pour que tu puisses prendre rendez-vous en fonction de tes disponibilités : Rendez-vous Calendly
Si tu ne trouves pas de créneau qui te correspond ou pour toute autre question, n’hésite pas à revenir vers moi.
Belle journée à toi !
Pascaline de l’équipe Charlotte K
bonjour,
peut-on travailler en suisse juste après le diplome?
Merci pour votre réponse
Bonjour,
Savez-vous s’il est possible d’être en contrat d’apprentissage infirmier en Suisse ? et si oui quelles sont les démarches à faire ?
En vous remerciant par avance, cordialement.
Bonjour, peut on exercer directement en suisse après l’obtention de son diplôme en France ? Non pas pour être Ide libérale, mais pour faire des missions d’intérim ? (bien sur après avoir fait les démarches pour la reconnaissance de diplôme, etc)
Je vous remercie par avance
Bonjour
Je suis très intéressé pour aller travailler en Suisse j’ai mon diplôme depuis juillet 2020
Pourriez vous me préciser comment faire pour contacter un hôpital Et quelles sont les marchés à suivre
Je vous remercie d’avance
je viens de terminer mes etudes d’infirmiere cette annee et voudrais l’anne prochaine venir continuer mes etudes en Suisse ou j’y ai ete en 2019. et j’ai beaucoup apprecie ce pays. qui pourrais-je contacter?
Bonjour je suis diplômé depuis 3 moi IDE en île de France. Je souhaite déménager à Genève pour y travailler. Est que en tant que jeune diplômé je peux prétendre à une prise de poste rapidement au près des agences intérim ou même des structures ? Ou je dois bénéficier d’ancienneté? Merci d’avance, j’espère que vous pourrez m’informer.
Cordialement,
Bonjour,
Je vais être diplômé en juillet 2021, je voudrais savoir si je peux directement postuler dans un hôpital en suisse après avoir faire les démarches pour la reconnaissance de mon diplôme?
Je souhaite par la suite devenir infirmière anesthésiste au plus vite puis-je faire ces études en suisse?
Merci d’avance pour votre réponse
Bonjour j’aimerais avec des infos, afin de trouver un logement et hôpital dans lequel travailler, je vise la Suisse, mais je ne sais pas dans quel coin, selon les coûts et offre d’emploi. Je ne sais pas si c’est possible pour vous de me mettre en contact avec les personnes concernées, soient des infirmières québécoises qui y travaillent par exemple.. Merci