Quand devenir maman pousse les infirmières à repenser leur métier
Pour beaucoup d’infirmières, c’est l’arrivée du deuxième ou du troisième enfant qui fait basculer les choses. Parce que cette grossesse-là, cet enfant-là remet tout en question : équilibre familial, organisation, envies, besoins etc.
Une infirmière témoignage suite à la newsletter sur le sujet : « Ce qui a été le plus difficile, c’est qu’on m’a demandé de reprendre comme si de rien n’était, comme avant, comme si je ne venais pas de vivre un deuxième immense bouleversement dans la vie. »
Je parle ici du deuxième enfant parce qu’on le constate au quotidien, c’est ce bouleversement qui fait bouger les lignes. Avec un enfant, en s’arrangeant avec notre conjoint, c’était encore possible mais deux !!!
Bien sûr, il est aussi possible que cette remise en question arrive dès le premier.
Et ça fait peur !!! Mais ce questionnement peut être très bénéfique à bien des niveaux, je vais t’expliquer tout ça.
Dans cet article, on va parler de nos vies de maman, du chamboulement des naissances, de comment mener sa vie professionnelle quand toutes les priorités changent. Mais surtout, je vais te donner toutes les options pour une reprise sereine du travail. Et je te partagerai une méthode pour avancer sans te sentir perdue.
Bonne lecture !
Infirmière et maman : ce qu’il faut retenir
- Le deuxième enfant agit souvent comme un révélateur.
- Difficultés de garde, fatigue, perte de sens : tu n’es pas seule à ressentir ça.
- Il existe des solutions progressives pour la reprise.
- Le retour de congé maternité peut provoquer un vrai déclic professionnel chez les infirmières.
- Il est possible de faire un bilan de compétences en congé maternité ou parental.
- Faire le point sur tes besoins peut t’aider à retrouver un équilibre durable.
Table des matières
- Quand devenir maman pousse les infirmières à repenser leur métier
- Pourquoi le deuxième enfant change souvent l’équilibre
- Devenir maman a changé ton regard
- Travail et maternité : l’expérience de Charlotte, fondatrice de Charlotte K
- Et maintenant ? Les options concrètes pour repenser sa vie professionnelle après bébé
- La méthode pour commencer à réfléchir à ton avenir professionnel
- Les ressources Charlotte K pour t’aider
- Foire aux questions
- Ce format te plait et t’inspire ?
Pourquoi le deuxième enfant change souvent l’équilibre
Chez Charlotte K, nous l’observons très souvent. Beaucoup d’infirmières commencent réellement à remettre leur vie professionnelle en question à l’arrivée du deuxième enfant.
Avec un premier bébé, beaucoup arrivent encore à « tenir ». L’organisation est compliquée, la fatigue est là, mais il reste souvent une forme d’équilibre fragile. On s’adapte, on trouve des solutions, le couple ajuste son fonctionnement et on continue d’avancer.
Mais avec le deuxième enfant, les choses deviennent souvent beaucoup plus complexes.
Les horaires atypiques du soin deviennent plus difficiles à gérer au quotidien. Les modes de garde compatibles avec les prises de poste tôt le matin, les retours tardifs ou les week-ends ne suivent plus toujours. Il faut composer avec la crèche, l’école, les maladies des enfants, les imprévus, les nuits trop courtes … Cela entraine une sensation de courir après le temps en permanence, en étant « suffisamment douée » nulle part.
Progressivement, beaucoup d’infirmières réalisent que ce n’est plus seulement une question d’organisation.
C’est leur équilibre global qui commence à vaciller.
Et cette prise de conscience fait parfois peur.
Parce qu’on peut aimer profondément son métier tout en se demandant si les conditions d’exercice sont encore soutenables.
Le problème n’est pas forcément le soin. Ni les patients. Ni même le métier en lui-même.
Ce qui devient difficile, c’est parfois : les rythmes, la charge mentale, la gestion des plannings, les rappels sur tes repos etc.
Après l’arrivée de bébé, beaucoup d’IDE se posent la question : « Est-ce que ce rythme vaut encore vraiment le coup aujourd’hui pour moi ? »
C’est souvent le début d’une prise de conscience importante sur tes besoins, ton équilibre et la manière dont tu souhaites vivre ton métier aujourd’hui.
Devenir maman a changé ton regard
La maternité change énormément de choses. Pas seulement dans l’organisation du quotidien, mais aussi dans la manière de voir le travail, le temps, les priorités et même la réussite.
Pendant la grossesse, tu peux imaginer des choses et te projeter d’une certaine façon.
Et puis parfois, la réalité est tout autre quand bébé arrive. Cela peut être une révélation.
Certaines découvrent qu’elles ont du mal à laisser leur bébé. D’autres réalisent qu’elles ont besoin de retravailler rapidement pour retrouver un équilibre personnel. Beaucoup passent d’un ressenti à l’autre selon les périodes, les nuits, la fatigue ou l’âge des enfants.
Ce tiraillement est extrêmement fréquent. Et il n’existe aucune solution parfaite à 100%.
Rester auprès de son enfant peut apporter énormément de joie. Mais cela peut aussi faire naître un besoin de retrouver une activité, une identité professionnelle, une autonomie financière.
À l’inverse, reprendre le travail peut permettre de souffler, de retrouver une partie de soi… Tout en provoquant parfois de la culpabilité, de la fatigue ou l’impression de passer à côté de certains moments importants.
Le regard des autres peut être culpabilisant dans les deux sens : « Quoi tu ne bosses pas ! » ou « Quoi tu laisses déjà ton bébé ! »
Et entre les deux, ce n’est pas forcement la meilleure solution non plus. Parce que certains mi-temps demandent quand même une sacrée dose de travail et la capacité à être partout à la fois. Comme tu ne travailles pas à temps plein, tu prends plus le relai à la maison aussi.
Si tu es enceinte, que tu viens d’accoucher et que tu te poses ces questions, ne t’inquiète pas.
Ce questionnement est sain.
Parce qu’après une maternité, il est normal de réévaluer ce qui compte vraiment pour toi. Ce qui était acceptable avant ne l’est parfois plus aujourd’hui. Et ce n’est pas un problème.
Au contraire, ces réflexions permettent souvent de mieux comprendre tes besoins réels et d’ajuster progressivement ta vie professionnelle à la réalité de ta vie personnelle.
Travail et maternité : l’expérience de Charlotte, fondatrice de Charlotte K
Charlotte a commencé à réfléchir à sa carrière dès sa première grossesse en remettant en question son rythme de travail : un week-end sur deux, en horaires décalés etc… Ca a été le cas aussi pour la deuxième d’ailleurs.
« Je changeais d’avis tous les deux mois en fait. Parfois je me disais « mais quelle idée de bosser parce que franchement c’est trop important de voir grandir mes enfants ». Et après je me disais que c’était quand même difficile de rester à la maison H24 avec un bébé qui n’a pas trop de répondant.
Ce n’est pas facile de poser un choix et d’en être sure, parce que quoi que tu choisisses, il y aura des inconvénients et des avantages. »
L’arrivée de la deuxième a posé plus concrètement le problème de l’organisation.
« A partir de deux enfants, il y a vraiment une notion de priorités. Ta vie de maman versus le service où tu es. Tu vois bien qu’on ne va pas te remettre une médaille parce que tu es revenue plus vite de congé maternité. On ne va pas te dire « Bravo » parce que tu ne t’es pas arrêtée. Tu connais, tu sais que le retour va être rude donc pour le deuxième, tu te demandes vraiment ce qui vaut vraiment le coup. »
La question s’est posée aussi pour sa troisième grossesse alors que Charlotte était déjà à la tête de Charlotte K. Même culpabilité de s’arrêter trop tôt par rapport aux équipes et de reprendre trop tard.
« Ce que je dis souvent : priorise-toi, fais ce qui te plait toi au plus profond de toi-même. Parce qu’à partir du moment où tu es très alignée, le reste va suivre. Même si tu fais le choix de bosser parce que ton métier te plait +++, comme tu seras heureuse, ta famille va le sentir. Si tu fais des demi choix, tu seras tout le temps frustrée. »
Ce que disent les infirmières de la communauté Charlotte K
Parce que rien ne vaut vos mots, voilà ce que vous nous avez partagé suite à la newsletter de Charlotte sur le sujet.
Beaucoup racontent qu’avec leur premier enfant, elles arrivaient encore à « jongler ». L’organisation était compliquée, la fatigue bien présente, mais elles tenaient.
L’une d’elles nous expliquait par exemple que les débuts avaient déjà été difficiles avec l’allaitement et des nuits beaucoup trop courtes. Malgré ça, elle avait réussi à reprendre son rythme.
Puis le deuxième enfant est arrivé.
« J’ai cru que je savais comment ça marche et que tout irait comme sur des roulettes. Quelle erreur ! »
Comme beaucoup, elle parle d’un véritable électrochoc.
Certaines évoquent aussi cette sensation de ne plus se retrouver dans leur travail.
« Le travail ne me correspond plus, je ne m’y retrouve plus, je suis épuisée. »
Une infirmière nous confiait même qu’après seulement trois mois de reprise, elle avait craqué. Entre les horaires incompatibles avec la vie familiale et l’épuisement accumulé, son conjoint avait finalement pris un congé parental pendant qu’elle-même se retrouvait en arrêt.
Pour d’autres, cette période agit plus discrètement.
Ce n’est pas forcément un effondrement brutal. Parfois, c’est simplement une petite voix intérieure qui commence à poser des questions différentes :
« J’aimerais retrouver un équilibre. »
« Profiter davantage de mes enfants. »
« Arrêter de courir tout le temps. »
Et ce qui revient très souvent dans leurs témoignages, c’est cette prise de conscience : Elles n’ont pas forcément perdu l’amour de leur métier… mais elles ne peuvent plus le vivre exactement comme avant.
Est-ce que tu te reconnais, toi, dans ces témoignages ? Partage-nous ton histoire et ton ressenti dans les commentaires.
Et maintenant ? Les options concrètes pour repenser sa vie professionnelle après bébé
Il existe plusieurs possibilités pour repenser ta vie professionnelle après bébé. Tu peux taper les mots clés sur le site du Service Public pour avoir toutes les informations en fonction de ton statut.
Le congé parental
Le congé parental permet de suspendre ou de réduire ton activité professionnelle après la naissance d’un enfant pour avoir plus de temps.
Beaucoup d’infirmières choisissent cette option lorsqu’elles sentent que la reprise immédiate du travail est trop difficile à gérer physiquement, émotionnellement ou logistiquement.
A la fin du congé maternité, il est possible d’enchaîner directement avec un congé parental à temps plein ou à temps partiel, à condition d’avoir au moins un an d’ancienneté dans ton entreprise à la date de naissance de l’enfant.
La demande doit être faite auprès de ton employeur, généralement par courrier recommandé, au moins un mois avant la fin du congé maternité si le congé parental débute immédiatement après.
Financièrement, le congé parental entraîne souvent une baisse importante de revenus puisqu’il suspend totalement ou partiellement le salaire.
Selon ta situation, tu peux cependant percevoir une aide de la CAF appelée prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), mais son montant reste bien inférieur à un salaire infirmier classique.
C’est donc une décision qui demande souvent une vraie réflexion familiale et budgétaire.
L’arrêt de travail
L’arrêt de travail peut être nécessaire lorsque la fatigue, la charge mentale ou l’épuisement deviennent trop importants après une grossesse ou une reprise difficile.
Beaucoup d’infirmières culpabilisent à cette idée, pourtant un arrêt, quand il est nécessaire, n’est pas « un abus » ni un échec : il permet parfois simplement au corps et au mental de souffler avant d’aller plus loin dans l’épuisement.
Concrètement, c’est ton médecin traitant ou ta sage-femme qui peuvent prescrire cet arrêt si ton état de santé le nécessite.
Financièrement, l’arrêt entraîne généralement une perte de revenus puisque tu perçois des indemnités journalières de la Sécurité sociale, éventuellement complétées par ton employeur selon ta convention collective ou ton statut dans la fonction publique.
Les démarches sont relativement simples : le professionnel de santé transmet l’arrêt à l’Assurance Maladie et tu dois informer ton employeur rapidement.
Au-delà de l’aspect administratif, cet arrêt peut surtout devenir un temps précieux pour récupérer, prendre du recul et réfléchir plus sereinement à ce dont tu as réellement besoin pour la suite.
Le temps partiel
Le temps partiel après un congé maternité est souvent une solution intermédiaire très recherchée par les mamans qui souhaitent reprendre le travail sans revenir immédiatement au même rythme qu’avant.
Il permet de réduire son temps de travail, par exemple en passant à 80 %, 70 % ou parfois moins selon les possibilités du service et de l’établissement.
Certaines choisissent cette option pour retrouver un peu de récupération, passer plus de temps avec leurs enfants ou rendre le quotidien plus compatible avec les contraintes familiales.
Il est possible de demander un temps partiel à la suite du congé maternité, notamment dans le cadre d’un temps partiel parental. La demande doit être adressée à l’employeur, généralement par courrier recommandé, dans des délais qui varient selon le secteur public ou privé.
Financièrement, le salaire diminue proportionnellement au temps de travail, ce qui demande souvent une réflexion en amont sur l’organisation familiale et le budget.
Malgré cela, beaucoup d’infirmières expliquent que ce changement améliore considérablement leur qualité de vie : moins de fatigue, plus de temps de récupération, davantage de présence auprès des enfants et parfois même un rapport plus apaisé au travail. Pour certaines, le temps partiel devient aussi une étape transitoire avant une évolution professionnelle plus importante.
Et comme tu l’as vu plus haut, il est possible de coupler congé parental et temps partiel.
Ceci étant dit, attention quand même : tu restes maman à temps plein + IDE à temps partiel et cela peut créer beaucoup de charge mentale.
La mobilité interne
Je l’ai dit plusieurs fois dans cet article : Souvent, ce n’est pas ton métier d’IDE que tu ne supportes plus, mais plutôt le rythme, les horaires ou la charge physique et mentale de ton poste actuel.
Changer de service ou de structure permet alors parfois de retrouver un équilibre sans quitter complètement le soin.
Certaines infirmières choisissent par exemple des postes en horaires de jour pour retrouver un rythme plus stable et plus compatible avec la vie familiale : consultations, hôpital de jour, santé au travail, coordination, médecine scolaire, centre de soins, EHPAD de jour ou encore certains services administratifs et médico-sociaux.
D’autres recherchent des services moins lourds émotionnellement ou physiquement après une reprise difficile.
Concrètement, la mobilité interne consiste à postuler sur un autre poste au sein du même établissement ou de la même fonction publique hospitalière.
Cela peut permettre de conserver son ancienneté, sa sécurité d’emploi et certains avantages tout en changeant profondément son quotidien de travail.
Pour beaucoup d’IDE mamans, cette solution représente un compromis rassurant : continuer à exercer leur métier, mais dans des conditions plus soutenables pour leur nouvelle vie familiale.
Le bilan de compétences
Quand on devient maman, il arrive parfois qu’un décalage apparaisse entre la vie que l’on mène et celle dont on aurait réellement besoin aujourd’hui. Mais même quand ce malaise est bien présent, beaucoup d’infirmières ne savent pas quoi faire de cette sensation.
Elles savent surtout une chose : continuer exactement comme avant devient difficile.
Le bilan de compétences peut alors être une aide précieuse pour remettre un peu de clarté dans cette période de flou.
Contrairement à certaines idées reçues, un bilan de compétences ne sert pas uniquement à « quitter son métier » ou à préparer une reconversion radicale. Il permet surtout de prendre du recul sur sa situation professionnelle et personnelle pour mieux comprendre ce qui ne convient plus, ce dont on a besoin aujourd’hui et les possibilités d’évolution réalistes.
Chez certaines de nos accompagnées, cela confirme qu’elles veulent rester dans le soin, mais dans un autre rythme ou un autre environnement. Pour d’autres, cela ouvre des pistes auxquelles elles n’avaient jamais pensé : coordination, prévention, formation, santé au travail, accompagnement, activités complémentaires ou encore reprise d’études.
C’est aussi un espace où l’on peut enfin réfléchir à soi. À ses compétences, ses envies, ses limites, ses priorités et à l’équilibre que l’on souhaite construire pour la suite.
Beaucoup d’IDE découvrent alors qu’elles ont développé énormément de compétences transférables au fil des années : gestion de crise, organisation, relationnel, coordination, autonomie, adaptabilité… Des qualités qu’elles sous-estiment souvent parce qu’elles leur semblent « normales ».
Pense évolution progressive
Quand on commence à remettre sa vie professionnelle en question après une maternité, on a parfois l’impression qu’il faut immédiatement prendre une grande décision : rester ou partir, reprendre ou changer de voie.
Mais dans la réalité, les évolutions les plus sereines sont souvent progressives.
Certaines infirmières commencent simplement par explorer un domaine qui les attire depuis longtemps. D’autres reprennent une formation à leur rythme, rencontrent des professionnelles qui exercent autrement ou testent un nouveau fonctionnement avant de faire un changement plus important.
Cela peut être un poste différent, une activité complémentaire, une réduction du temps de travail ou même un projet personnel à qui on laisse enfin un peu de place dans sa vie (en slashing pourquoi pas ?)
Cette approche permet souvent de moins subir le changement et de reprendre confiance progressivement.
Parce qu’après une grossesse, un post-partum ou plusieurs années à tenir un rythme intense, beaucoup d’infirmières sont déjà épuisées. Vouloir tout bouleverser d’un coup peut alors devenir très angoissant.
Avancer étape par étape permet au contraire de réfléchir plus sereinement, de tester ce qui nous convient réellement et de construire un projet plus solide dans le temps.
Et surtout, cela rappelle une chose importante : tu n’es pas obligée de transformer toute ta vie du jour au lendemain pour commencer à aller mieux.
La méthode pour commencer à réfléchir à ton avenir professionnel
Maintenant que nous avons vu tout ça, je ne vais pas te laisser sans plan d’action pour te soutenir.
Voilà 4 étapes qui peuvent t’aider à y voir plus clair.
Fais le point sur ce qui ne te convient plus
C’est souvent la première étape importante.
Avant de chercher « quoi faire après », il faut déjà comprendre ce qui te pèse réellement aujourd’hui.
- Est-ce le rythme ?
- Les nuits ?
- Le manque de temps pour ta famille ?
- La charge mentale ?
- Le service dans lequel tu travailles ?
- Le manque de reconnaissance ?
- Les conditions de travail ?
Beaucoup d’IDE pensent ne plus aimer leur métier… alors qu’en réalité, ce sont surtout certaines conditions d’exercice qui sont devenues incompatibles avec leur équilibre actuel.
Mettre des mots précis sur ce qui ne te convient plus permet déjà d’y voir beaucoup plus clair.
Identifie tes besoins
Après une maternité, les besoins (et les priorités) évoluent souvent énormément.
Certaines femmes ont besoin de ralentir. D’autres de retrouver du sens, de la stabilité, des horaires plus prévisibles ou simplement davantage de temps pour elles et leur famille.
Il n’y a pas de « bon » besoin.
L’important, c’est de réussir à identifier ce qui est devenu essentiel pour toi aujourd’hui.
Explore les alternatives
Quand on travaille dans le soin depuis longtemps, on a parfois l’impression qu’il n’existe que très peu d’options.
Et (j’en parle souvent) beaucoup d’infirmières me disent « Mais je ne sais faire QUE ça! »
Pourtant, les possibilités d’évolution sont nombreuses.
Changer de service, passer sur des horaires différents, évoluer vers un autre poste, développer une activité complémentaire, reprendre une formation ou simplement découvrir d’autres environnements professionnels peut déjà ouvrir énormément de perspectives.
Et parfois, le simple fait d’explorer d’autres possibilités redonne un peu d’espoir et de souffle.
Tu trouveras sur ce blog, de nombreuses ressources, beaucoup d’articles pour te montrer, te présenter les différentes alternatives. Ton diplôme est une vraie richesse, sois-en persuadée !!
fais-toi accompagner
Beaucoup d’infirmières restent seules trop longtemps avec leurs questions.
Par peur de se tromper.
Par peur d’être jugées.
Ou simplement parce qu’elles ne savent pas par où commencer.
Être accompagnée permet souvent de gagner un temps précieux, de retrouver de la clarté et d’avancer plus sereinement dans sa réflexion.
Parce que non, tu n’es pas obligée de porter seule toutes ces questions.
Et parfois, il suffit simplement d’un espace pour poser les choses, réfléchir autrement et recommencer à envisager l’avenir avec un peu plus de confiance.
Les ressources Charlotte K pour t’aider
Les épisodes de podcast
- Episode 79 : 10 idées de postes pour avoir une vie de famille
- Episode 61 : Maternité et retour au travail
- Episode 58 : Maternité : concilier carrière et vie de famille
Les vidéos
Je suis enceinte, quand faire un bilan de compétences ?
Foire aux questions
Oui, complètement. Le deuxième enfant agit souvent comme un révélateur : ce qui était tenable avant ne l’est plus forcément aujourd’hui. Ce questionnement n’est pas un signe de faiblesse, c’est souvent le début d’une prise de conscience importante sur tes besoins réels.
Plusieurs leviers existent : négocier un temps partiel, demander un poste en horaires de jour, explorer la mobilité interne ou anticiper les modes de garde adaptés aux horaires atypiques. L’essentiel est de ne pas rester seule face à cette organisation et d’oser en parler à ton employeur.
Les postes en horaires de jour : consultations, hôpital de jour, santé au travail, médecine scolaire, EHPAD de jour, coordination ou encore certains postes médico-sociaux. Ils offrent des rythmes plus stables et plus prévisibles, tout en te permettant de continuer à exercer ton métier.
Oui, c’est même un moment idéal pour le faire. Le congé parental offre un peu de temps pour réfléchir sereinement à ton avenir professionnel. Le bilan peut être financé via ton CPF, sans impacter ton employeur ni ta reprise.
Les deux peuvent se ressembler, et seul un médecin peut vraiment t’aider à faire la différence. Ce qu’on peut dire : si la fatigue ne passe plus avec le repos, si tu te sens vidée de toute motivation ou si tu redoutes chaque journée de travail, il est important d’en parler à ton médecin traitant. Tu n’as pas à attendre d’être à bout pour consulter.
Ce format te plait et t’inspire ?
Je t’invite à découvrir 10 idées de postes pour les infirmières en horaires de journée
- Si tu es aide-soignant ou aide-soignante et que tu cherches à te reconvertir ou évoluer professionnellement, viens rejoindre le groupe Facebook d’AS en quête d’évolution professionnelle !
- Si tu souhaites atteindre ta vie idéale, viens découvrir mon accompagnement pensé par et pour les soignants en quête d’évolution ou de reconversion professionnelle.



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